le plan marshall

Publié le par henri

Le Président Harry Truman signe le plan Marshall le 5 juin 1947.
Entre 1947 et 1951, les États-Unis consacrent plus de treize milliards de dollars de l'époque  au rétablissement de 16 pays européens en réponse à l'organisation européenne de coopération économique. Le montant total de l'aide correspond à 100 milliards de dollars actuels, soit environ 4% du PNB pendant cinq ans.
Les États-Unis demandaient aux États acceptant l'aide plusieurs contreparties : d'abord que les pays européens coordonnent les dépenses de reconstruction au sein de l'OECE. Les Américains ont ainsi contribué à la coopération européenne, prélude à la construction européenne. Ensuite, les États-Unis exigèrent que l'argent serve à acheter des produits de l'industrie américaine. La reconstruction européenne, relativement rapide, fut largement stimulée par l'aide américaine.
Le plan Marshall a été rejeté par l'Union soviétique et les pays de l'Est. En effet, Staline craignait que le plan Marshall ne serve à conquérir le glacis de sécurité de l'URSS.
En 1945, une grande partie du continent européen est ravagé par la guerre : les nazis ont pillé les ressources de la France, de la Scandinavie et de l'Europe de l'Est. Les bombardements ont réduit en cendres de nombreuses villes allemandes ou polonaises. Londres a subi la guerre aérienne à outrance et des centaines de milliers de logements ont été détruits.
La situation des États-Unis est différente : le territoire américain n'a pas subi de dommages (à part Pearl Harbor). L'agriculture, les réserves d'or et les infrastructures industrielles de ce pays ne sont pas affectées et ils avaient vendu du matériel militaire dans le cadre du cash and carry notamment à la France au début du conflit. Ce qui contribua au relèvement économique de l'Europe.
Selon le gouvernement américain de l'époque, la situation dramatique dans laquelle étaient les Européens, aggravée par les hivers froids, constituaient le terreau favorable à l'implantation du communisme. Les partis communistes italien et français remportaient en effet des succès électoraux.
Le Plan fut présenté une première fois par le secrétaire d'état James F. Byrnes au cours d'un discours tenu à Stuttgart le 6 septembre 1946. De plus, le général Lucius D. Clay avait demandé au patron d'industrie Lewis H. Brown de dresser un bilan de la situation économique en Allemagne et d'évaluer les besoins de la reconstruction.

Une première aide financière parvint en Grèce et en Turquie en janvier 1947. Le plan final fut annoncé par Marshall le 5 juin 1947 à Harvard.
Assistance économique, du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 (en millions de dollars de l'époque).

Pays

Total

Dons

Prêts

Total pour tous les pays

$13 325,8

$11 820,7

$1 505,1

Autriche

677,8

677,8

--

Belgique-Luxembourg

559,3

491,3

68,0a

Danemark

273,0

239,7

33,3

France

2 713,6

2 488,0

225,6

Allemagne, (RFA)

1 390,6

1 173,7

216,9b

Grèce

706,7

706,7

--

Islande

29,3

24,0

5,3

Irlande

147,5

19,3

128,2

Italie (incluant Trieste)

1 508,8

1 413,2

95,6

Pays-Bas (*Indonésie)c

1 083,5

916,8

166,7

Norvège

255,3

216,1

39,2

Portugal

51,2

15,1

36,1

Suède

107,3

86,9

20,4

Turquie

225,1

140,1

85,0

Royaume-Uni

3 189,8

2 805

384,8

 

 

 

 

Régional

407,0d

407,0d

--

En France, Jean Monnet, premier commissaire au Plan, avait commandé des produits américains (pétrole, nourriture, machines outils), réglés par les États-Unis, puis avait stocké la contre-valeur en francs, que l'inflation avait grignotés. Dans les années 60, 20 % de la somme prêtée a été remboursée et le solde considéré comme un don.

Publié dans le 20 eme siecle

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