Dès
Dès 1769, le Français Joseph Cugnot présente son "fardier à vapeur", un chariot propulsé par une chaudière à vapeur. C'est le premier engin à vapeur auto-propulsé et était
destiné à déplacer de lourds canons. Il atteint une vitesse de 4 km/h pour une autonomie moyenne de 15 minutes.
En 1801, l'Anglais Richard Trevithick présente le premier véhicule routier britannique propulsé à la vapeur. En 1804, l'Américain Oliver Evans fait de même aux États-Unis.
Parmi les plus fameuses adaptations de la propulsion à vapeur, il convient de signaler Amédée Bollée qui commercialise en 1873 la première véritable automobile, un véhicule appelée "L'Obéissante"
pouvant transporter douze personnes. Vitesse de pointe : 40 km/h.
L'Exposition universelle de Paris de 1878 permet au public et à plusieurs industriels de découvrir ces engins. Les commandes affluent de toutes parts, une filiale Bollée voit même le jour en
1880. Bollée part alors à la conquête du monde. Un nouveau modèle est lancé : c'est une conduite intérieure de six places avec une boîte de vitesse à deux rapports, un moteur à vapeur de 15
CV.
En 1881, un modèle « La Rapide » de six places pouvant atteindre 63 km/h est proposé. D'autres modèles suivront, mais la propulsion à vapeur s'avère une impasse en matière de rapport
poids/performance.
Le tricycle à vapeur Serpollet-Peugeot est présenté à l'Exposition universelle de 1889, c'est le premier véhicule considéré comme une automobile et Léon Serpollet obtient le premier permis de
conduire français.
En 1859, Étienne Lenoir dépose son brevet d'un « moteur à gaz et à air dilaté », un moteur à combustion interne à deux temps et c'est en 1860 que la première ébauche d'un
moteur à explosion a été créée. Ce moteur est, dans un premier temps, alimenté au gaz d'éclairage. Mais il invente un carburateur permettant de remplacer le gaz par du pétrole. Souhaitant
expérimenter au plus vite son moteur, il l'installe sur une voiture rudimentaire, et, de Paris parvient à Joinville-le-Pont. Malheureusement, faute de moyens matériels et financiers, il se voit
dans l'obligation d'abandonner ses recherches.
En 1883 Édouard Delamare-Deboutteville fit circuler sa voiture dont le moteur était alimenté au gaz, mais la durit d'alimentation en gaz ayant éclaté au cours de ce premier essai, il remplaça le
gaz par de l'essence. Pour utiliser ce produit, il avait inventé un carburateur à mèches. Ce véhicule circula pour la première fois dans les premiers jours de février 1884 et le brevet en fut
déposé le 12 de ce même mois.
En 1885, le français Fernand Forest invente le carburateur à flotteur et à niveau constant. On doit encore à Fernand Forest l'invention du moteur 6 cylindres et en 1891 celle du moteur à 4
cylindres verticaux et à soupapes commandées.
En 1889, René Panhard et Émile Levassor installent le premier moteur à quatre temps sur une voiture à quatre places. En janvier 1891, Panhard et Levassor font déjà rouler dans les rues de Paris
les premiers modèles français équipées du moteur Benz. C'est la première voiture à moteur à explosion commercialisée. À partir de cette période la recherche et l'évolution de l'automobile va
progresser de manière fulgurante en Occident.
Le 2 avril 1891, Armand Peugeot découvre les joies de l'automobile au volant d'une Levassor. Marius Berliet débute ses activités en 1896, et en 1898 Louis Renault construit seul sa première
voiturette à Billancourt. Georges Latil, en 1897, fait breveter le principe d’une transmission articulée, permettant d’actionner les roues d’un essieu brisé, les rendant ainsi à la fois motrices
et directrices, en tant que train-avant complet.
La France est alors à la pointe comme le montre les chiffres de production du début du siècle : en 1903, la France produit 30 204 voitures (soit 48,77% de la production mondiale), les USA
11 235. Les Britanniques (9 437), les Allemands (6 904). Peugeot, Renault et autres Panhard ont déjà des points de vente aux États-Unis.
C'est en 1898 que se produit le premier accident mortel en course : le marquis de Montaignac trouve la mort à bord d'une voiture Landry Beyroux.
En 1899, le Belge Camille Jenatzy dépasse le premier les 100 km/h à bord de la Jamais Contente, un véhicule électrique profilé comme un cigare. dès la fin du XIXe siècle, est une piste explorée
par les ingénieurs.
Les passionnés de l'automobile organisèrent des courses telles que le Paris-Rouen qui fut, pour la première fois organisée en 1894. Toutes ces courses eurent pour
conséquence d'anéantir le moteur à vapeur et de mettre en valeur la souplesse et l'endurance du moteur à déflagration mais elles démontrèrent également, grâce à la Peugeot pilotée par
André Michelin, que la voiture gagne beaucoup à « rouler sur l'air ». En 1900 commence l'épopée de la Coupe automobile Gordon Bennett qui se terminera en 1905. La France
remporte quatre fois la victoire, affirmant sa prédominance dans l'industrie automobile naissante.
C'est en 1903, avec la course Paris-Madrid, et après plusieurs accidents mortels, que les courses de route deviendront des rallyes et des courses de côte très encadrés. Pour les vitesses les plus
élevées ce sera le circuit avec les ovales, une spécialité des États-Unis d'Amérique.
À partir des modèles de courses aux énormes moteurs, les constructeurs s'efforcent de développer des modèles beaucoup plus accessibles comme les Ford Modèle T.

Le « Taylorisme » ou Organisation scientifique du travail fait très tôt débats dans l'industrie automobile.
En 1908, le constructeur américain Ford (fondé en 1903) en fait sa philosophie, tandis qu'en France Renault l'adopte en partie. Le taylorisme est pour Ford une aubaine qui lui permet de mettre en
place de véritables chaînes de travail nécessitant peu ou pas de main-d'œuvre qualifiée. Le fameux « Modèle T » de Ford est le premier modèle a bénéficier à plein de ce système de « travail à la
chaîne ». Dès lors, les États-Unis dépassent la France en terme de véhicule produit.
Alors qu'en 1907, la France et les États-Unis produisait environ 25 000 voitures, la Grande-Bretagne seulement 2 500 et que les deux-tiers des voitures exporté étaient française, le travail à la
chaine démultiplie la production.
En 1914, 485 000 voitures dont 250 000 Fort T sont produites aux États-Unis contre 45 000 en France, 34 000 en Grande-Bretagne et 23 000 en Allemagne.
En 1919 André Citroën fonde la firme Citroën, à la source de nombreuses innovations.
L'automobile contribue à révolutionner le monde du travail, avec le travail à la chaîne, le fordisme et le taylorisme. L'automobile a joué un rôle important lors de la Première Guerre mondiale
(1914-1918), et encore plus lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).
L'entre-deux-guerres a été un âge d'or de l'automobile pour les catégories les plus aisées de la population car les véhicules commençaient à devenir fiables, le réseau routier s'améliorait et la
réglementation était encore embryonnaire.
Mais le crash de Wall Street de 1929 (le « Jeudi noir ») plonge l'industrie automobile dans la crise au même titre que les autres secteurs économiques. Pour sortir de ce marasme, les
constructeurs européens et états-uniens cherchent à séduire une clientèle financièrement réticente en lui proposant des modèles légers, toujours plus rapides et économiques. Les carrosseries qui
habillaient ces mécaniques de plus en plus perfectionnées abandonnèrent les angles saillants et adoptèrent une ligne un peu plus aérodynamique en se calquant sur les avions. Mais même pendant
cette période de crise, les constructeurs prestigieux continuèrent à produire des voitures de rêve rivalisant de prestige
Dès la fin de la guerre, on constata un essor prodigieux de la production automobile mondiale, elle tripla pendant les trente glorieuses (approximativement de 1945 à 1975) et passa de 10 millions
à 30 millions de voitures. La concentration industrielle, les progrès techniques et l'augmentation de la productivité facilitèrent en Europe l'apparition des petites voitures
économiques.
En 1946, les 10 000 premières Volkswagen AG (les Coccinelles) étaient construites en Allemagne. Volkswagen en avait produit 15 millions en 1972.

En France, c'est la 4CV de Renault qui, lancée en 1946 atteignait les 500 000 exemplaires en 1954.

En Italie, les petites Fiat, lancées avant la guerre, connurent, après cette dernière, un succès sans précédent.

Un peu plus tardivement, ce fut l'Angleterre qui se mit à fabriquer des petites voitures avec la fameuse Mini dont 4,5 millions d'exemplaires ont été vendus à ce jour.
1998: lancement de la Smart en Europe, c'est l'ère des mini citadines

À la fin du XXe siècle, dans les pays dits développés, on peut compter environ une automobile par habitant. Cette densité n'est pas sans poser de problèmes. Pour diminuer l'impact
environnemental, les constructeurs, incités par des règlementations de plus en plus strictes, mettent au point des moteurs à consommation réduites, voire commercialisent des véhicules hybride
comme Toyota avec la Prius , en attendant la voiture propre.
Par ailleurs, l'évolution du marché entraîne l'essor des voitures dites low-cost comme la Dacia Logan de plus, le prix du pétrole augmentant, les consommateurs se tournent
chaque fois plus vers des véhicules sobres, consommant peu. Ces nouvelles orientations, permettent aux constructeurs japonais, principalement Toyota, de gagner en parts de marché notamment aux
États-Unis. C'est ainsi que ce début de siècle est marqué par le fort recul des constructeurs américains, à l'instar de General Motors dont les produits proposés s'avèrent inadaptés à l'évolution
de la demande même sur son marché national.
