joachim murat
séminaire des Lazaristes de Toulouse. En février 1787, à la suite d’une querelle avec un camarade, il abandonne la voie ecclésiastique pour s’engager dans un régiment de chasseurs à cheval. En deux ans, il devient maréchal des logis. Mêlé à une mutinerie, il est renvoyé de l’armée.quelque année plus tard il obtient d’être réintégré dans les rangs de l’armée comme simple soldat. Il est nommé sous-lieutenant le 30 mai 1791. A l’aube du 13-Vendémiaire, Barras et un jeune général corse, Bonaparte, demandent un volontaire pour récupérer les canons parqués aux Sablons. Murat se propose.

Bonaparte se montrera abrupt avec celui qui lui a donné des gages de sa loyauté le 18-Brumaire en lançant à ses grenadiers devant les parlementaires .Bonaparte lui accorde la main de sa sœur Caroline, en février 1800, mais après l’intervention de Joséphine. Il le fait maréchal en 1804, grand amiral et prince l’année suivante, mais semble répugner à lui confier des commandements importants. Gouverneur de Paris en 1804, Murat signe avec réticence la constitution de la commission qui préside à l’exécution du duc d’Enghien. Il part l’année suivante pour la campagne d’Autriche, à la tête de toute la cavalerie. Après la prise d’Ulm ( 1805), il poursuit les armées russes et autrichiennes le long du Danube. Alors que Napoléon lui ordonne de couvrir les flancs de la Grande Armée, il entre dans Vienne à la tête de ses hommes, le 11 novembre 1805. il participe a la bataille d’Austerlitz, le 2 décembre.
Napoléon lui accorde le grand-duché de Berg et de Clèves en 1806 ; il lui faut un homme de confiance pour assurer le blocus continental. Murat goûte au pouvoir, s’avère soucieux du bien-être de ses sujets. C’est l’occasion de nouvelles tensions avec l’Empereur, qui le rappelle bientôt dans les rangs. En 1806, en effet, la Prusse, l’Angleterre, la Suède et la Russie ont déclaré la guerre à la France. Murat chasse les Prussiens jusqu’à Leipzig, participe à la bataille de Iéna en 1806, fait capituler Blücher . Il entre le premier à Varsovie en 1806. A Eylau ( 1807), il commande toute la cavalerie française. Sur l’ordre de Napoléon, il lance ses troupes pour repousser le centre russe.
il s’avère etre un roi consciencieux. Il introduit des réformes, organise une armée mais Les frictions avec l’Empereur reprennent, exacerbées par la dissension entre Caroline et Murat, qui se disputent le pouvoir.
En 1812, Napoléon l'appelle pour la campagne de Russie, à la tête de la cavalerie. Durant la campagne, Murat sera constamment au contact des armées russes. Lors de la bataille de Borodino en septembre 1812, il charge à la tête de 15 000 cavaliers au devant des canons russes. 
Alors que Napoléon est à Moscou, en octobre 1812, il manque de se faire encercler à Taroutino ( 1812) mais parvient à se dégager. En décembre, Napoléon lui laisse le commandement de la Grande Armée pour rentrer précipitamment à Paris. Murat ne veut pas de ce commandement : il veut sauver son royaume. A Wilna, il abandonne la Grande Armée. De retour à Naples, il écrit à Napoléon pour expliquer sa conduite. Il demande à revenir au service de l’Empereur.
Il revient pour participer à la campagne d’été de 1813 ; Napoléon lui confie le commandement de l’Armée du sud, chargée de contenir les Coalisés de Schwarzenberg. Après la défaite de Leipzig ( 1813), il retourne dans son royaume. En janvier 1814, Murat signe un traité avec l’Autriche.
Au congrès de Vienne de 1815, les généreux subsides qu’il a versés aux diplomates, à Talleyrand notamment, ne servent de rien. Il est question de restaurer les Bourbons sur le trône napolitain. Murat, désespéré, tente des ouvertures de tous côtés . Murat déclare la guerre à l’Autriche dès qu’il apprend le débarquement de l’Empereur. Il occupe bientôt Rome, Ancône, Bologne. De Rimini, il lance une proclamation où il appelle à l’unification de l’Italie. Mais bientôt les troupes autrichiennes, menées par Neipperg, l’encerclent. C’est la défaite de Tolentino, le 21 avril 1815.
Murat doit prendre la fuite tandis que Ferdinand retrouve son trône. Il arrive en France où Napoléon refuse de le recevoir. En Corse, il réunit 600 hommes. Cela lui suffit pour rêver de reconquérir Naples; il s’embarque pour la côte italienne. Débarqué à Pizzo, il est fait prisonnier. Un décret du Roi ordonne à la commission qui le juge de lui laisser une «demi-heure pour recevoir les secours de la religion» avant de le fusiller. Murat donne lui-même l’ordre de tirer, le 13 octobre 1815