Raymond Poincaré

Fils d’un ingénieur des Ponts et Chausses nancéien, Raymond Poincaré commença ses études dans sa ville natale. C’est la qu’il assista, à l’age de dix ans, a l’invasion des armées prussiennes, souvenir qui devait le marquer profondément. Après avoir achevé ses études secondaires au Lycée Louis le Grand a Paris, il entreprit des études de droit. Il devint avocat au barreau de Paris en 1880 et obtint en 1883 le titre de docteur en droit. Il entama
parallèlement une carrière politique. Formé à la politique par Jules Develle dont il fut 18 mois directeur de cabinet au Ministère de l'Agriculture en 1886. Élu ensuite Conseiller général dans
À trente-six ans, il avait déjà été trois fois ministre : de l'instruction publique (1893), puis des finances 1894-1895 après la victoire électorale des modérés, et de nouveau en charge de l'instruction publique en 1895.
Durant l’affaire Dreyfus, il adopta une attitude très prudente même si il faisait partie de ceux qui souhaitaient étouffer le scandale, comme tous les opportunistes privilégiant la raison d'État sur toute autre considération. Il se rallia finalement au camp dreyfusard. Cela ne le rapprocha pas pour autant de la gauche, avec laquelle il garda ses distances. Il ne soutint absolument pas la politique de Waldeck-Rousseau et encore moins celle d’Emile Combes. Il préfèra le Sénat à
Il fut président de
Dès 1920, alors que son mandat n'est pas achevé, il se fait élire sénateur de
On le rappela en 1926 devant l’ampleur de la crise financière ; il forma alors un ministère d’union, en conservant Briand aux Affaires Étrangères, et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal fut remplacé par le franc Poincaré d’une valeur cinq fois moindre, dévaluation qui se bornait à entériner le change réel. Malade et fatigué il se retira "de la scène" en 1929, et mourut en 1934.