Turgot

anne Robert Jacques Turgot, baron de Laune est né le 10 mai 1727
Il est le plus jeune fils de Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris. Il est éduqué par l'Église, et à
En 1750, il décide de ne pas rentrer dans les ordres. En 1752, il devient substitut, et plus tard conseiller au Parlement de Paris, et, en 1753, maître des requêtes. En 1754, il fait partie de la chambre royale qui siège pendant un exil du Parlement. En 1755 et 1756, il accompagne Gournay, alors intendant de commerce, dans ses tournées d'inspection dans les provinces, et en 1760, pendant qu'il voyage dans l'est de
Parallèlement, il étudie les diverses branches de la science, et des langues à la fois ancienne et moderne.
En août 1761, Turgot est nommé intendant de la généralité de Limoges ou il resta 13 ans. Sa première idée est de continuer le travail, déjà commencé par son prédécesseur Tourny, de faire un relevé du territoire, afin d'arriver à une estimation plus exacte pour la taille. Il obtient également une large réduction dans la contribution de la province
c'est une taxe distributive que propose Turgot. Une autre idée est la substitution en ce qui concerne les corvées d'une taxe en monnaie levée sur la province entière, la construction de routes étant donnée à des contracteurs, ceci afin d'établir un réseau solide tout en distribuant plus justement les dépenses de sa construction.
Sa nomination comme ministre de
Turgot annule également certains fermages. Plus tard, il remplace le service de diligence par d'autres plus confortables qui sont surnommées. Il prépare un budget ordinaire.
Les mesures de Turgot réussissent à réduire considérablement le déficit, et améliorent tant le crédit national qu'en 1776, juste avant sa chute, il lui est possible de négocier un prêt à 4% avec des banquiers
Il supprime bon nombre d'octrois et de taxes mineures, et s'oppose sur la base des finances du pays à la participation de
Turgot immédiatement se met au travail pour établir le libre-échange dans le domaine des grains, mais son décret, signé le 13 septembre 1774, rencontre une forte opposition dans le Conseil même du roi. Turgot devient la cible de tous ceux qui ont pris intérêt aux spéculations sur le grain sous le régime de l'abbé Terray, ce qui inclut des princes de sang
le pire ennemi de Turgot s'avère être la médiocre moisson de 1774, qui mène à la hausse du prix de pain pendant l'hiver 1774 et le printemps 1775. En avril les perturbations surgissent à Dijon, et au début de mai ont lieu les grandes émeutes frumentaires qui peut être considéré comme le signe avant-coureur de
Turgot présente au Conseil du roi en janvier 1776 ses fameux Six Décrets de Turgot. Sur les six, quatre sont d'importance secondaire. Les deux qui ont rencontré une opposition violente sont le décret supprimant la corvée royale et la suppression des jurandes et maîtrises. Dans le préambule, Turgot annonce courageusement son objectif d'abolir les privilèges et de soumettre les trois ordres à taxation, le clergé en a ensuite été exempté, notamment à la demande de Maurepas.
Il obtient l'enregistrement des décrets par le lit de justice du 12 mars, mais à ce moment-là, presque tout le monde est contre lui. Ses attaques contre les privilèges lui ont gagné la haine de la noblesse et du Parlement ; sa réforme de
Turgot propose un système ou les propriétaires seuls doivent former l'électorat, aucune distinction étant faite entre les trois ordres. Les habitants des villes doivent élire des représentants par zone municipale, qui à leur tour élisent les municipalités provinciales, et ces dernières une grande municipalité, qui n'a aucun pouvoir législatif, mais doit être consultée pour l'établissement des taxes. Il faut y combiner un système complet d'éducation, et de charité visant à soulager les pauvres.
Avec tous ces ennemis, la chute de Turgot est certaine, mais il tente de rester à son poste assez longtemps pour finir son projet de la réforme de
Il meurt le 18 mars 1781