debarquement en sicile

Publié le par nc

L'opération Husky, nom de code pour le débarquement des troupes britanniques, américaines et canadiennes en Sicile, est déclenchée. L'ouverture d'un "Second front", si souvent réclamée par Staline à ses alliés occidentaux, est devenue réalité.

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L'opération "Husky", a été précédée par une manœuvre d'intoxication conduite par les services secrets alliés.
Les Alliés ont réuni des forces et des moyens considérables : 160 000 hommes, une couverture aérienne de 4 000 avions, 3 200 navires, des barges de débarquement d'un type nouveau permettent d'amener hommes et matériel directement sur les plages.

Les hommes qui débarquent le premier jour sont pour moitié américains, sous le commandement du général Patton, pour l'autre moitié, britanniques et canadiens, sous le commandement du général Montgomery. L'opération est dirigée par le général britannique Alexander, adjoint d'Eisenhower.
la météo exécrable perturbe en premier lieu les troupes aéroportées : le vent, combiné à la DCA ennemie, provoque de grosses difficultés de navigation pour les avions de transport et de remorquage qui peinent à atteindre leurs cibles. Les 3 400 parachutistes de la 82e airborne se retrouvent dispersés en petits groupes, autour d’une zone de 80 kilomètres de diamètre. Même constat d'échec pour les planeurs britanniques dont 70 sur les 144 de départ s'écraseront balayés par le vent ou touchés par la DCA. Toutefois, cet effet de dispersion provoque la confusion chez l’ennemi les hommes du colonel James Gavin réussiront, dans l’ensemble, à se rendre maître des points vitaux identifiés par le haut commandement.

Les Américains de Patton débarquent sur la côte sud-ouest de la Sicile, les Britanniques sur la côte sud-est, près de Syracuse. Les Canadiens, au centre du dispositif, débarquent dans la presqu'île de Pachino sur huit kilomètres de plage avec pour mission de s'emparer de l'aérodrome voisin. Malgré la présence de bunkers, de nids de mitrailleuses et d'une batterie de défense côtière, ils ne rencontrent tout d'abord que peu de résistance. Les soldats italiens s'enfuient à leur approche ou sont fait prisonniers.

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Les Américains, par contre, doivent réagir à une sérieuse contre-offensive allemande de la puissante division blindée Hermann Goering contre leur tête de pont. Les Britanniques progressent rapidement le long de la côte, vers Syracuse et Catane, en direction de Messine. Les 90 000 Allemands qui occupent la partie ouest de l'île, menacés d'encerclement, se replient méthodiquement vers le carrefour stratégique routier d'Enna. Leur tactique consiste à établir une série de points d'appui de retardement afin d'évacuer vers la péninsule italienne le maximum de leurs hommes et de leur matériel, avant que le piège ne se referme sur eux. Montgomery lance les 1re et 2e Brigades canadiennes vers le centre de l'île dans une opération coup-de-poing pour les prendre de vitesse et leur couper la route.
Le terrain très accidenté de la Sicile que les Allemands savent parfaitement utiliser, oblige, au prix d'efforts inouïs et de lourdes pertes, à s'emparer de villes et de villages escarpés puissamment fortifiés. Les ponts sont détruits, les routes minées, truffées de pièges, maintenues sous le feu des mitrailleuses, des mortiers et des canons allemands. Dans ces conditions, les unités mécanisées voient leurs moyens d'intervention fortement réduits et l'infanterie canadienne doit livrer l'assaut à travers ravins, rochers et montagnes. Les Canadiens progressent grâce à une succession de coups-de-main, une guerre à l'indienne, dans laquelle l'infanterie canadienne va se révéler particulièrement efficace.

Les 1re et 2e Brigades avancent vers leur objectif commun: la ville d'Agira. La 1re Brigade, à gauche, nettoie le secteur de Leonforte, pendant que la 2e Brigade, à droite, enlève Assoro en avant d'Agira, au prix de lourdes pertes.
Le 24 juillet les alliée se lancent à l'assaut du village escarpé de Nissoria qui défend l'entrée d'Agira. Ils sont durement repoussés et ce n'est qu'à la suite d'un barrage d'artillerie intense que les positions allemandes sont neutralisées
Début août, alliée fonce sur Adrano, au pied de l'Etna, et pénètre dans ses faubourgs pour constater que les Allemands viennent d'abandonner la ville. Après quatre semaines de combats impitoyables, toujours à la pointe du combat, les Canadiens sont mis en réserve afin de préparer leur débarquement dans la péninsule italienne. Ils n'entreront donc pas en vainqueurs dans Messine, qu'Américains et Britanniques libèrent le 16 août. 200 000 italiens ont été fait prisonniers, mais le gros des troupes allemandes a réussi à passer en Italie et a échappé au piège.

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A l’instar du débarquement en Normandie, la météo aura joué un rôle majeur : bien que toutes les troupes stationnées en Sicile aient reçu un message d'alerte, les Italiens présents sur les côtes n'ont pas voulu croire qu'un débarquement aurait lieu par un temps aussi mauvais.
Après 38 jours de combats, la prise de Messine et la jonction entre les troupes britanniques et americaines marquèrent la fin de la campagne de Sicile. Le renfort de trois divisions allemandes venues prêter main forte aux italiens ne réussirent qu'à ralentir l'avancée alliée

 il faut aussi preciser le rôle non-négligeable de la mafia sicilienne acquise aux Américains par les bons offices du parrain Lucky Luciano en échange d'un allègement de sa détention. Ses services inclurent donc des contacts avec le parrain de Palerme, Calogero Vizzini. Grace à eux , des renseignements précieux furent obtenus et même des coups de forces ponctuels contre des points stratégiques.

Publié dans le 20 eme siecle

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bdu 31/01/2007 15:36

excellent blog !!!!