le debarquement de provence

Publié le par nc

La zone de débarquement était une portion de la côte d’azur comprise entre Cannes à l’est et Cavalaire à l’ouest.

Du point de vue naval, l’opération fut bien plus délicate que le débarquement en Normandie. L’amiral Cunningham dut en fait coordonner l’arrivée de navires venant de Naples, Brindisi, Oran, Malte, Tarente, Palerme et même de Corse.

                        Alliés                                                 Allemands

Soldats            50 000 (324 000 fin septembre)          80 000

Chars              500 (800 fin septembre)                       36

Artillerie           1 161( 551 de marine)                         450

Avions             2 000                                                  105

Navires            2 250 (dont 500 de guerre)                 48

 

Cette flotte imposante se dirigea tout d’abord sur gènes. Dès le 13 Août les avions de reconnaissance allemands remarquèrent l’immense convoi et pensèrent que les alliés s’apprêtaient à attaquer la ville italienne. Le 14 au soir, avec l’arrivée de la brume la flotte changea de cap et prit la direction prévue mais grâce à un brouillage électronique, les allemands crurent à une avancée simultanée de la flotte vers Cannes Saint-Tropez et Marseille-Toulon.
Pendant la nuit du 14 au 15 août, 5 000 tonnes de bombes furent lâchées par les avions du général Eaker, qui endommagèrent considérablement les fortifications côtières.

Ensuite, comme en Normandie, l’artillerie navale ouvrit le feu.
Ce fut ensuite au tour des commandos américains de détruire les batteries d’artillerie présentes sur les îles de Port Cross et du Levant.
L’infanterie mit alors pied sur le sol français : les premiers furent les soldats français à 8 h du matin qui débarquèrent à  Cannes et Cavalaire aux (deux extrémités orientales et occidentales de la zone de débarquement). Peu après, les hommes des  3ème, 45ème et 36ème divisions U.S. débarquèrent respectivement dans les secteurs de Cavalaire-Pampelonne, Saint-Maxime et Agay, sans rencontrer de difficultés, mis à part une défense sérieuse à Fréjus et Saint Raphaël.

 Comme en Normandie, des missions de parachutage furent effectuées pour bloquer l’arrivée d’éventuels renforts : à 7 h du matin les homes de la 2ème brigade autonome du général Pritchard devaient être largués au dessus des collines entourant Le Muy. Cependant, une défaillance du système radio retarda le signal de lancement, et les parachutistes furent lâchés bien en dehors de la zone prévue. Les éléments éparpillés purent tout de même se rassembler, et réussirent à faire des prisonniers, à qui ils firent porter leurs sacs pendant les 20 à 30 km de marche. les soldats anglais rencontrèrent les soldats américains, qui avaient déjà pris possession de la route et marchaient vers Draguignant.
Durant cette journée, les soldats su général Truscott (comandant de la 7ème armée) avaient réussi à installer une tête de pont, qui fut consolidée les jours suivants, avec notamment le débarquement de la totalité des troupes française du 2ème corps (général de Lattre) ; en effet le 15 Août seule la Première division blindée française et quelques commandos avaient participé aux actions : à l’ouest, les commandos du lieutenant général Bouvet avaient pris al batterie du cap Nègre sans trop de pertes, alors que moins heureux, à l’est le groupe naval d’assaut tomba sur un champ de mines non prévu et fut fait prisonnier après de violents combats.

Image:StTropezMonument LandingOfGeneralPatch.jpg

Au bout du 3ème jour la tête de pont mesurait 60 km de large sur 30 km de profondeur, et les alliés avaient fait 2800 prisonniers. Les éléments de la VII armée américaine commencèrent alors leur avancée de part et d’autre de la route Napoléon, alors que les allemands étaient en pleine retraite (Hitler avait donné l’ordre le 17 Août). Au même moment, le général de Lattre et le 2ème corps français, avançaient vers Toulon et Marseille qu’ils eurent l’honneur de libérer seuls. Leur tâche ne s’annonçait pas simple, car  si la région était vide d’occupants, les garnisons de Toulon et Marseille avaient reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier. De Lattre, sûr de lui s’imposa de prendre les deux villes en 15 jours, et pour toute instruction, il ordonna à ses troupes d’épargner la population civile et « de ne pas abîmer les vignes ». De Lattre était pressé d’en finir car il ne voulait pas laisser l’exclusivité de la libération de la France aux troupes américaines, pendant que les soldats français s’acharnaient sur deux puissantes forteresse du sud de l’hexagone.


Au total, plus de 94 000 soldats et 11 000 véhicules ont été débarqués le premier jour. La nouvelle du succès rapide de cette invasion, avec une avancée profonde en vingt-quatre heures, a déclenché un soulèvement important de résistance dans Paris.

Publié dans le 20 eme siecle

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