la guerre des haies

Publié le par nc

la zone marécageuse de Carentan est encore l'objet de sérieux combats. La 1ère Armée américaine est retenue dans ce secteur, défendu farouchement par les troupes allemandes, consciantes de l'importance de cette ville reliant les plages de Utah et de Omaha. Mais petit à petit, les Américains s'enfoncent vers le Sud de la Normandie et la 1ère Armée capture la ville de La Haie-du-Puits après 7 jours de combats meurtriers.

L'image “http://www.etab.ac-caen.fr/rpi-carantilly-dangy-quibou/COBRA/COBRA/IMAGES/HAIES/HAIE1G.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Les américains, rassurés par la capture de Cherbourg, peuvent se concentrer vers une progression axée vers le Sud. Début juillet, les 4 Corps de l'Armée américaine (14 divisions) sont positionnés vers le Sud sur un front de 75 kilomètres entre la côte Ouest du Cotentin, au Sud de Saint-Sauveur, et Caumont.

Pourtant la progression des troupes débarquées n'est pas facile : le bocage et les haies de Normandie occupées par une quinzaine de divisions appartenant au 84ème Corps Allemand ne facilitent pas la tâche aux Alliés.

La progression américaine est lente : les Allemands font de chaque haie une forteresse, avec mitrailleuses lourdes et blindés légers en embuscade. Caumont sert de pivot à la ligne de front qui atteint le 18 juillet Saint-Lô, ville martyre, détruite par les bombardements à près de 80 %. Le Nord de la route de Périers et Lessay est sous contrôle américain, mais les Allemands sous les ordres de von Choltitz défendent solidement la partie Sud de la route.Ne disposant que d'une seule division de réserve, toutes les autres divisions sont positionnées de manière défensive, y compris la Panzerlehrdivision, sur le front depuis le 8 juin 1944 sans interruption. Les Britanniques et les Canadiens avancent également vers le Sud de Caen et en direction du mont Pinçon qui domine le centre de la ligne de front Alliée.

Les usines militaires allemandes fonctionnent encore à grand régime : 4 545 avions bimoteurs sont livrés durant le deuxième trimestre de 1944, alors que 2545 sont détruits en vol ou au sol par les forces Alliées. De même entre mai et juillet 1944 pour les industries de chars qui livrent 2 313 blindés à la Wehrmacht contre 1730 de perdus. Un des gros problèmes des forces allemandes est le déplacement des unités nouvelles ou de réserves. En effet, elles connaissent des pénuries de pétrole, des difficultés de communication et un non remplacement du personnel qualifié.

Du 6 juin au 23 juillet, la 7ème Armée Allemande et le Groupe Blindé Ouest perdent 116 863 hommes et n'en reçoivent que 10 078 venant des centres d'instruction. Il en est de même pour les chars : alors que 3 à 4 centaines de blindés sont détruits, seuls 2 dizaines de chars les remplacent.

Publié dans le 20 eme siecle

Commenter cet article