operation goodwood

Publié le par nc

Après les succès initiaux de la bataille de Normandie l'armée alliée était stoppée. La ville clé de Caen n'avait pas été prise comme planifié ; elle était encore entre les mains des forces allemandes malgré un mois d'intenses combats. Le bocage de Normandie offrait de nombreux obstacles aux opérations d'attaque mais le terrain plus dégagé vers l'est, entre Caen et Vimont, paraissait plus favorable. La plus grande opération de blindés en Europe de l'Ouest fut prévue sous le nom de code Opération Goodwood.

Les corps blindés de la 2e Armée furent choisis pour mener l'attaque, et bien que devant être coûteuse, certains commandants avaient de grands espoirs de percée. Le 8e Corps, constitué des 11e et 7e divisions blindées et des Gardes, formait la force principale. Les objectifs de la 11e division blindée étaient Bras, Hubert-Folie, Verrières, et Fontenay ; Garcelles-Secqueville pour la 7e division.
En tout les alliée avait 3 division blinde et 3 division d’infanterie les allemands eux avaient  3 division panzer et 3 d’infanterie
Le but était de pousser les Allemands des hauteurs du pont de Bourguebus. Une force canadienne couvrirait le flanc est et l'infanterie britannique celui de l'ouest. Le plan était développé par Miles Dempsey et fut approuvé par le commandant en chef Bernard Montgomery le 10 juillet.

 L'attaque alliée dès son déclenchement des problèmes
les milliers de chars d'assaut furent fortement ralentis par le goulot d'étranglement des trois ponts sur l'Orne et quand ils atteignirent la zone assignée ils eurent à affronter un autre problème.
L'endroit avait été miné abondamment non seulement par les Allemands mais aussi par les Alliés dans les semaines après les débarquements de juin de grandes surfaces avaient été minées mais sans en garder le relevé, ce qui bloqua la 11e division.
Un autre problème sous-estimé était les nombreux petits villages, défendus chacun par une petite garnison bien équipée, protégée et avec un réseau de tunnels.

Le bombardement préalable fut effectué par près de 1 000 bombardiers lourds et moyens lâchant plus de 15 000 bombes. Les positions allemandes à l'est de Caen furent soumises à un tapis de bombes et beaucoup de villages furent transformés en amas de ruines, ce qui réduisit les défenses allemandes en les désorganisant. Pendant une période courte les défenseurs furent transformés en des groupes épars, aux effectifs durement touchés par les bombardements, et aux hommes assommés et peu résistants.
Les premières avancées par les blindés alliés, entreprises sous le barrage d'artillerie furent lentes, bien que ne rencontrant que peu d'opposition. Lorsque la voie de chemin de fer Caen-Vimont fut atteinte les Allemands s'étaient regroupés. Les Alliés poussèrent lentement et traversèrent la ligne pour approcher la côte de Bourgebus, où ils furent en contact avec la XXIe Division Panzer et la Ire Division Panzer SS. Plus de soixante-dix chars Sherman furent détruits avant que les Alliés ne reculent. Les blindés allemands contre-attaquèrent et les combats continuèrent sur le plateau et autour de Hubert-Folie jusqu'au 19, au moment où la moindre chance de percée était perdue.

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 En tout les Alliés avaient étendu leur contrôle sur une dizaine de kilomètres à l'est de Caen et détruit plus de 100 chars allemands, mais perdu 413 chars et plus de 5 500 hommes. Leur action donna cependant à l'opération Cobra par les États-Unis une meilleure chance de succès.

Publié dans le 20 eme siecle

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