robert surcouf

Publié le par nc

Robert Surcouf née en décembre 1773 à Saint-Malo  est un corsaire français.L'image « http://www.cindyvallar.com/Surcouf.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Il est le fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris et Rose-Julienne Truchot.  Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise, mais il s'engage dès 15 ans comme volontaire sur l'Aurore en partance vers les Indes. À vingt ans, il est déjà capitaine de « La Créole » qui fait le trafic d'esclaves.il parvint à se faire aimer d'une demoiselle dont il sollicita la main. Le père de la demoiselle,  fort riche, ne voulant pas le décourager par un refus positif, lui dit : « Et bien, mon garçon, si tu veux ma fille il faut la gagner. Pour cela deviens riche, puis tu viendras me trouver, et alors nous verrons. »il alla tenter fortune dans l'Inde, sachant bien qu'elle pouvait y sourire à un marin hardi. On était alors en 1796. Arrivé à l'Ile-de-France, quelques jeunes gens armèrent un petit corsaire monté par des marins indiens, et lui en confièrent le commandement. A l'embouchure du Bengale, il attaqua un petit convoi escorté par un bateau-pilote armé en guerre ; il s'en empara et passa à bord avec son équipage.

Peu après, avec son bateau, n'ayant que deux canons, Robert Surcouf prit à l'abordage un vaisseau de la Compagnie des Indes, nommé le Triton , monté par cent cinquante Européens, et ayant vingt-six canons en batterie. Il dut ce succès à une ruse de guerre, car ses hommes, cachés à son bord lorsqu'il accosta l'Anglais, ne parurent que pour sauter sur le vaisseau ennemi. L'abordage fut terrible, mais Surcouf triompha, et il mena sa prise à l'Ile-de-France, après avoir renvoyé ses prisonniers à Madras sur son petit schooner. Il leur avait fait signer un cartel d'échange.

Bientôt Surcouf retourne à la mer sur un corsaire plus fort que le précédent. Chassé par trois vaisseaux de la Compagnie dont un porte deux cents soldats passagers, il parvient au moyen d'une manoeuvre habile à les isoler ; puis, les attaquant séparément, il en enlève deux, et contraint le troisième à prendre la fuite.

Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Cependant, en considération de ses services, le Directoire lui décerna, à titre de récompense nationale, la valeur de ses prises. Il eut pour sa part 1 700 000 francs, revint en France, et épousa celle qu'il aimait.

Surcouf, riche et considéré, ne resta pas longtemps oisif. Il avait goûté de la mer, comme disent les marins, et la terre semblait fade et monotone. Ses tempêtes, ses courses, ses combats, lui manquaient ; il partit de nouveau. Plusieurs campagnes heureuses augmentèrent encore sa fortune, et lorsqu'il revint en Europe, en 1813, avec une vieille frégate qu'il avait achetée du gouvernement et armée en flûte, il possédait une fortune qui s'élevait à plus de 3 millions.

Il est également considéré comme l'inventeur d'une ruse de nuit  qui consiste à faire un petit radeau où on accroche des lanternes de manière à faire croire à ses poursuivants que le navire se situe à un autre endroit.

Le frère du capitaine Surcouf, Nicolas Surcouf, intrépide marin comme lui, fut son second pendant près de quinze ans, et contribua à ses succès. La mémoire du brave capitaine de corsaire est chère à tous les marins qui l'ont connu, et la France s'honore comme de l'un de ses plus heureux défenseurs.Robert Surcouf, le plus célèbre des armateurs malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de dix-neuf hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien.

Surcouf est considéré comme l'un des meilleurs marins que la France ait jamais eus. Redoutable, intenable sur tous les bords, c'est grâce à lui que de nombreux vaisseaux anglais furent détournés en faveur de la Monarchie, de la République, du Directoire, du Consulat et de l'Empire. Il réussit en seulement cinq années à attaquer une cinquantaine de navires britanniques et portugais alors alliés. Par la suite, d'autres corsaires prendront la mer sous son service. Robert Surcouf est célèbre pour ses activités de corsaire (dont le fait d'armes que constitua la prise du Kent, le 7 octobre 1800 dans le Golfe du Bengale) et pour sa conception de la guerre sur mer contre l'Angleterre, plus orientée vers la guerre d'usure que l'affrontement d'escadres. Pour lui, il est plus efficace de saper l'économie de l'adversaire que de détruire ses navires armés. Il finança lui-même l'armement de nombreux navires de guerre légers : l'Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l'Edouard, l'Espadon, le Ville-de-Caen, l'Adolphe et le Renard.

En 1801, il se retire à Saint-Malo, se marie et profite de sa fortune. Napoléon se déplacera en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre, que Surcouf refusera.

il meurt le 8 juillet 1827

La Confiance (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes). Par Ambroise-Louis Garneray, alors sous les ordres de Surcouf.

La Confiance (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes).


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