les cuirassés

Publié le par nc

Au tournant du siècle, le cuirassé prend  forme avec le bâtiment britannique Dreadnought, lancé le 10 février 1906, si bien qu'il devient même un nom générique. Les Britanniques, conclurent qu'il fallait concentrer l'artillerie sur le plus fort calibre possible, abandonnant l'armement secondaire, que l'augmentation de la cadence de tir rendait superflu voire nuisible.  Seul une vingtaine de canons légers à tir rapide de 76,2 mm subsistent pour contrer les torpilleurs. Le dreadnought introduit aussi une révolution dans le mode de propulsion avec l'adoption de la turbine à vapeur en lieu et place de la machine à vapeur. Cette dernière permet une marche plus rapide, remplaçant le charbon pour les chaudières.

il apparaît que ce tour de force fut réalisé par l'augmentation très nette du déplacement du navire, 17 900 tonnes, contre les 14 000 de la classe précédente. D'ailleurs, les calibres intermédiaires réapparurent très vite, même sur les bâtiments britanniques. Le Dreadnought, représentait néanmoins une telle innovation qu'il rendait tous ses prédécesseurs obsolètes, rien que pour la puissance de son artillerie, il était capable d'affronter deux d'entre eux, et, plus rapide, il était en mesure d'engager ou de s'enfuir à sa guise. Les autres nations maritimes furent donc obligées de créer une nouvelle flotte de combat avec des bâtiments inspirés par le britannique.  Le Dreadnought resta peu de temps à la pointe. Moins de quatre ans après son lancement, le Royaume-Uni, lance la classe Orion, qui, déplaçant 2000 tonnes de plus et armés de dix canons de 343 mm en cinq tourelles doubles en ligne, prend la désignation de Superdreadnought. Le calibre des pièces commence à augmenter en particulier lors de la Première Guerre mondiale

En 1919, le cuirassé était l'élément principal de supériorité navale. . En 1922, les cinq plus grandes marines mondiales (Royaume-Uni, États-Unis, France, Japon et Italie) signent le traité de Washington. Ce traité était censé juguler la course à l'armement naval et limitait donc l'importance des flottes, imposant des restrictions aux navires . Il mettait en place un moratoire interdisant toute nouvelle construction pendant dix ans, soit jusqu'en 1932.

Les nouveaux bâtiments, malgré les traités, étaient bien supérieurs à leur ancêtres, il se caractérisaient en particulier par une vitesse nettement plus importante, qui leur valut la dénomination de cuirassés rapides. Bientôt, les limitations des traités sont considérées comme caduques et dépassées, d'abord secrètement mais très rapidement en plein jour.

durant la Seconde Guerre mondiale  il va perdre  son rôle de premier plan. Il est devenu vulnérable à deux nouvelles menaces, l'aviation et le sous-marin. Il doit donc opérer au sein d'une équipe d'armes combinées.  Les sous-marins allemands ne pouvaient certes pas encore attaquer un cuirassé, mais ils pouvaient l'ignorer, toute l'organisation navale doit déjà être revue. Mais surtout, dès la fin de la grande guerre et au vu de quelques expériences pourtant rudimentaires, quelques théoriciens les plus lucides prévoient la montée en puissance de l'avion et de son support maritime, le porte-avions, qui bénéficie d'une allonge bien supérieure aux canons des cuirassés.

Malgré tout, bien escortés, ces grands bâtiments se révèlent encore très utiles . Leur usage au sein d'escorte de convois, permet de protéger ceux-ci contre un raid de surface. il représente un moyen très économique et efficace de bombarder des positions à terre pour préparer un débarquement, comme le montreront les USA tout au long de leur reconquête du Pacifique ou en Normandie. Après guerre, le développement des missiles, qui donnent la même puissance de feu à un navire ordinaire, donc infiniment moins onéreux et plus pratique, donne le coup de grâce au cuirassé

Publié dans le 20 eme siecle

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