operation torch

Publié le par nc

Le 8 novembre 1942, les forces américaines débarquaient à Casablanca, Safi, Fédala et Mehdia; le même jour, des troupes anglo-américaines débarquaient à Oran et Alger. C'est l' "Opération Torch" 

En dépit du secret qui l'entourait, pour des raisons qui mettraient le plan de débarquement en danger, un fait important avait précédé de quelques jours l'"Opération Torch". Durant une semaine, les Casablancais furent surpris de voir sur plusieurs murs de leur ville, marquée à la peinture, la date du 8 novembre 1942. Un signe avant coureur. Le débarquement américain à Casablanca. Des tracts lâchés par des avions américains au moment du débarquement rassurèrent la population que les Américains venaient en libérateurs et non en conquérants.
Mais le Général Noguès, Résident Général de France, fidèle au Maréchal Pétain, décida de résister aux forces américaines
Après l'entrée en guerre des États-Unis, les Alliées n'avaient pas encore déterminé l'endroit où elles engageraient la lutte de libération contre l'Allemagne. Ce n'est que le 24 juillet 1942 que le sort de la Deuxième guerre mondiale allait se jouer. L'État Major combiné anglo-américain, comprit l'intérêt politique et stratégique de mettre sur pied une opération de débarquement de leurs forces, simultanément au Maroc et en Algérie, pour y établir une base à partir de laquelle serait lancée la grande attaque contre Hitler, en Europe. Plusieurs officiers allemands étaient convaincus de l'importance stratégique de la Méditerranée et du Maroc en particulier. Ils essayèrent de persuader Hitler de s'emparer de Gibraltar, verrouiller l'entrée de la Méditerranée, franchir le Détroit et débarquer au Maroc, à 15 Km de là, visible par temps clair. Mais Hitler donnait la priorité à l'attaque contre la Russie.
Les convois d'assauts destinés aux secteurs de Safi, Fédala et Mehdia partirent de Norfolk. Les forces de couvertures appareillèrent de Casco Bay. Une armada de102 bâtiments d'une longueur linéaire de 50 km sur 40 de large pour franchir plus de 8 000 Km sur un océan infesté de sous-marins allemands, les fameux U-Boot.
Pour feinter ces sous-marins, le parcours emprunté avait fait croire que le convoi se dirigeait vers Dakar.
 Les GI's trouvaient pied sur le littoral marocain. Ils n'y trouvèrent pas d'Allemands, mais une armée locale résolue à défendre l'empire français contre toute agression.
Le Général Béthouart, Commandant de la Division de Casablanca, avait accepté de faciliter l'opération Torch. En raison du mystère qui avait entouré ladite opération, il ne sera au courant du lieu, du jour et de l'heure, que la veille, ce qui ne manquera pas d'être la cause de l'échec du putsch militaire qu'il avait fomenté. L'intervention rapide du Général Patton, dès le débarquement, le sauva ainsi que ses compagnons du peloton d'exécution. Les forces américaines, 9 000 hommes et 65 chars, débarquèrent à Mehdia pour s'emparer de la base aérienne du Port Lyautey . Pour occuper Casablanca par le nord et par le sud. Ils débarquèrent 19 000 hommes et 65 chars à Fédala, et 6 500 hommes et 108 chars à Safi. 172 avions embarqués sur les porte-avions de l'escadre, fournissaient l'appui aérien. Si à Mehdia, Fedala et Safi, les opérations furent relativement faciles, en revanche à Casablanca, une grande bataille, surtout navale, a fait rage durant trois jours. Ce n'est que lorsque le port ne fut plus que ruine, incendie et cimetières d'épaves que le Général Noguès et l'Amiral Michelier feront arrêter les combats juste à temps pour éviter le bombardement de Casablanca.
Effectivement, devant le refus de Noguès et Michelier de se rendre, le Général Patton, encercla la ville et décida d'en finir. Attaquer Casablanca le lendemain à 7 h 30 du matin. Bien qu'il répugnât à réduire en cendres Dar El Beida, il ordonna un bombardement naval et aérien. À minuit, ses plans étaient établis et ses hommes étaient disposés en ordre de bataille. À 4 h 30 du matin, son officier de renseignements lui rapporta que l'armée locale se préparait à se rendre.    Le Général Patton refusa d'annuler l'attaque de Casablanca avant que la capitulation ne soit effective. Le Général Noguès et l'Amiral Michelier ordonnèrent à leurs troupes le cesser-le- feu immédiat. La garnison de Casablanca rendit les armes et accepta de cantonner ses troupes dans ses casernes. Seul le Jean Bart, puissant cuirassé de 35 000 tonnes, en voulait encore aux Américains. Il continua à lâcher ses bordées de 380 mm, répétées toutes les demi-heures,  Les aviateurs américains le rendront  muet.
 La fin des hostilités fut saluée par des manifestations de joie des casablancais. Les Américains n'auront été nos ennemis que pendant trois jours. Le Général Patton avait son quartier général aux Roches Noires, ensuite dans les locaux de la Shell, et ses appartements à l'hôtel Majestic.

Publié dans le 20 eme siecle

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