plan de partage de la palestine

Publié le par nc

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine élaboré par l'UNSCOP est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU il propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes ainsi que la détérioration des relations entre juifs et arabes en Palestine conduit à la Guerre israélo-arabe de 1948.Selon le Plan de Partage, l'État juif comprenait la plaine côtière, qui s'étend de Haïfa à Rehovot, l'est de la Galilée et le désert du Negev, incluant l'avant-poste de Umm Rashrash au sud .L'État arabe devait recevoir l'ouest de la Galilée, avec la ville d'Acre, les monts de Cisjordanie, et le sud de la côte, s'étendant du nord de Majdal et comprenant l'actuelle Bande de Gaza, avec une partie du désert le long de la frontière égyptienne. La ville de Jaffa à population majoritairement arabe, au sud de Tel-Aviv, devait initialement faire partie de l'État juif. Elle fut finalement comprise dans l'État arabe avant que le Plan de partage ne soit adopté par l'ONU, formant ainsi une enclave.

Au moment du plan de partage, la population totale de Palestine est composée pour deux tiers d'Arabes et un tiers de Juifs. La population juive possède 7 % de la propriété foncière.L'État juif proposé regrouperait une majorité de Juifs (558 000 pour 405 000 Arabes). 10 000 Juifs seraient alors dans l'État arabe. Celui-ci serait par conséquent peuplé à 99 % d'Arabes, avec une communauté de 804 000 habitants.La zone internationale centrée sur Jérusalem, compterait 100 000 Juifs pour 105 000 Arabes.

L'État juif proposé est sensiblement plus grand (55 %) que l'état palestinien, dont une grande part occupée par le désert du Neguev (40 %). L'essentiel des terres côtières cultivables lui revient. 55 % du territoire total, 80 % des terres céréalières et 40 % de l'industrie de Palestine sont récupérés par la communauté juive.

La grande majorité des Arabes palestiniens et la totalité des états arabes, dénoncèrent ce plan.Sur le principe, ils rejettaient toute division de la Palestine mandataire, considérant que l'ensemble du pays (ou ils étaient majoritaires) devait accéder unifié à l'indépendance.La majorité des juifs de Palestine acceptèrent le partage. Il y eu cependant une forte opposition de la part des plus nationalistes, en particulier de droite.

Publié dans le 20 eme siecle

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