la bataille de coronel

Publié le par nc

La bataille de Coronel est une bataille navale de la Première Guerre mondiale qui eut lieu, le 1er novembre 1914, le long de la côte centrale du Chili. Au cours de cet affrontement, l'escadron des Indes Occidentales de la Royal Navy commandé par le contre-amiral Christopher Cradock fut battu par les forces de l'escadron de croiseurs est-asiatique allemand, aux ordres du vice-amiral Maximilian von Spee. Ce fut la première défaite subie par la Royal navy depuis 1812 et elle eut  un retentissement énorme au début de la guerre.

Depuis 1870, un escadron de croiseurs de la marine du Kaiser opérait dans le Pacifique.  À la déclaration de guerre, le 4 août 1914, il se composait des deux croiseurs cuirassés très modernes de la classe Scharnhorst, épaulés par trois croiseurs légers servi par d'excellents équipages et commandé par le vice-amiral Maximilian von Spee.

La situation de Spee se détériore cependant brutalement, avec l'entrée en guerre du Japon aux cotés des Alliés, le 23 août. Craignant la flotte nippone, qui s'ajouterait à celles de l'Australie et de la Russie, il décide alors d'aller sur les côtes occidentales de l'Amérique du sud. Il part  vers île de Pâques, qu'il atteint le 12 octobre, après un raid sur Apia et un autre sur Tahiti. Là, il est rejoint par le croiseur léger Dresden, qui l'attendait sur la côte chilienne, après avoir été refoulé de l'Atlantique sud et le Leipzig arrivant de celle du Mexique.

les  Anglais apprennent sa destination, au début octobre. Parmi les forces déployées pour l'intercepter, le contre-amiral Cradock, à la tête de son escadron des Indes occidentales.  l'Anglais n'est pas dupe, ses deux croiseurs cuirassés à lui, sont de type plus ancien, beaucoup moins puissants et armés par des équipages de réserve, peu entraînés. De plus, il ne possède qu'un croiseur léger moderne, le Glasgow, l'autre est un paquebot armé à la va-vite, l'Otranto, sans réelle valeur au combat.

De toute façon, ses ordres ne l'obligent pas à engager Spee, mais comme lui à indiqué Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, le 28 octobre, de temporiser en attendant des renforts soit de la marine japonaise, soit anglais : deux nouveaux navires étant en route, le vieux cuirassé HMS Canopus et le croiseur cuirassé HMS Defence.

Mais le 31 octobre, suite encore à une interception radio, Cradock pense pouvoir piéger le Leipzig, apparemment isolé, il se porte donc au nord et rencontre Spee, sorti avec sa flotte le 18, à la suite d'un renseignement similaire à propos du Glasgow.  il décide d'engager le combat malgré tout, peut-être pour éviter une accusation de lâcheté pour avoir laissé échapper une flotte ennemie sans l'engager. Son but n'est certainement pas une victoire sur Spee, mais il pense sûrement lui infliger des dégâts suffisants pour le laisser à la merci des renforts promis.

la flotte de Spee à Valparaiso

Déroulement

 Bien que les deux flottes soient en vue dès 16h20, l'allemand profite de l'avantage de vitesse  pour refuser le combat jusqu'à environ 19h00 .

l'artillerie secondaire des anglais  secondaire disposée sur deux niveaux sur les flancs de ses deux navires principaux ne peut être utilisée complètement, les pièces les plus basses étant  inondées par l'eau de mer. L'issue de la bataille est rapidement décidée, le tir allemand est précis et dévastateure. La troisième salve du Scharnhorst détruit la tourelle avant du Good Hope, celle du Gneisenau met l'arrière du Monmouth en feu, une trentaine d'obus vont les toucher par la suite, le Good Hope et le Monmouth sont très rapidement mis en feu et leurs canons se taisent les uns  après les autre.

Cradock, comprenant sa situation désespérée, tente de casser la distance, en infléchissant sa course en direction des Allemands, pour utiliser ses nombreux canons de 152 mm à une meilleure portée.  Spee  se déroute pour se maintenir plus loin et profiter de la meilleure allonge de ses pièces modernes à tir rapide. À 19h50, sur le Good Hope, une explosion se produit  et, quelques minutes plus tard, il sombre, avec tout son équipage et son amiral. Le Monmouth n'est lui plus qu'une épave flottante, sa tourelle avant a explosé, en proie aux flammes et gîtant sur la gauche. Le Glasgow n'ayant reçu que cinq impacts  décide de fuir, après avoir retrouvé l'Otranto, qui, lui, a fui dès le début de la bataille, surclassé par le Dresden. Les deux navires survivants partent, cap au sud, rejoindre le Canopus, puis vers les îles Malouines.

Spee a fait cesser le tir à 19h26 et il envoie ses croiseurs légers, dont le Nürnberg . Dans le noir, ce dernier, finit par localiser à 20h58, le Monmouth, qu'il achève de 75 obus de 105 mm, tirés à bout portant.
 La flotte de Spee retourne à Valparaiso, où elle reçoit un accueil triomphal de la population allemande. En Angleterre, l'annonce de cette défaite provoque l'indignation de la presse et de la population. Le mythe de l'invincibilité de la Royal Navy, dont les escadres étaient invaincues depuis la bataille de Chesapeake en 1781, s'effondre. L'amirauté décide de rassembler et envoyer une force sous le commandement de l'amiral Sir Sturdee , comprenant  deux des tout nouveaux croiseurs de bataille. Cette force anéantira la flotte de Spee, lors de l'affrontement des Falklands, un mois plus tard

Publié dans le 20 eme siecle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article