la guerre d'algerie

Publié le par nc


 
La Guerre D'Algerie http://srbigham.com/img/drapeaux/grand/algerie.png

L'image “http://moudjahid23.isuisse.com/map_all.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. la guerre d’indépendance de l’Algérie, colonisée depuis 1830 par la France  ; elle se déroule de 1954 à 1962.

Côté algérien, elle est menée par le Front de libération nationale (FLN), qui n’est d’abord soutenu par une infime minorité du peuple algérien et quelques hommes politiques français d'extrême gauche . De par la disproportion des forces, c’est essentiellement une période de violence contre la population, colons et colonisés, et de lutte contre l'administration française.

La principale cause du déclenchement de cette guerre réside dans le blocage dû au fragile équilibre du pouvoir sous la IVe République , de toutes les réformes. Alors que des dizaines de milliers d’Algériens, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquent l’égalité des droits, les Algériens autochtones sont à l'époque considérés comme des citoyens de seconde zone par le régime de l'indigénat

les massacres de Sétif commence par un soulèvement organisé par le peuple algérien. Plusieurs milliers de civils sont assassinés. Certains colons organisés en milices pratiquent une répression aveugle et sont responsable d'un véritable massacre. L'armée française qui a reçu l'ordre de rétablir l'ordre le fait sans ménagement pour la population civile. Elle couvre les colons : aucune enquête sérieuse n'a été menée par la France pour retrouver et punir les coupables.

À partir de 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et arabe ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis ». Le FLN se radicalise rapidement et utilise le terrorisme. Les civils européens et arabes sont très tôt pris pour cible dans des attentats terroristes ou des massacres comme à El Alia. Les représailles de l'armée sont extrêmement dures, avec notamment des opérations de renseignement impliquant le recours à la torture. Dans le même temps le FLN s'attaque férocement à toutes les autres organisations nationalistes. En réaction au terrorisme du FLN, l'OAS mène une campagne d'attentats terroristes. Cette campagne contre-terroriste se termine par un affrontement avec l'armée française et un attentat contre le général De Gaulle (le Petit Clamart). Cette guerre s'achève par l'indépendance de l'Algérie le 1er juillet 1962, sans qu'aient été ratifiés par les représentants algériens les fameux accords d'Évian. Le droit, bafoué dès les premiers instants, n'allait pas cesser de l'être pour longtemps.

 

 

Ce conflit s'inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le cas de l'Algérie se différencie des autres en ce sens qu'elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens les « Pi eds-Noirs ») qui y vivent, souvent depuis plusieurs générations et près de 9 millions de non-citoyens appelés « indigènes ». L'Algérie sous administration française depuis 1830 est considérée comme faisant partie du territoire national.

 

     

Cette « guerre »  est surtout, sur le plan militaire, une guérilla. Elle oppose l'armée française dans toute sa diversité et appelés du contingent à des commandos combattants du FLN très mobiles. Elle se double d'une guerre civile, aussi meurtrière, qui voit la victoire du FLN sur ses rivaux algériens, notamment le MNA (Mouvement National Algérien). Le FLN ne laisse aucune place aux modérés. La victoire du FLN conduira a un régime totalitaire interdisant toute forme d'opposition pour de longues années.


 

 

La lutte pour l'égalité des droits est engagée depuis longtemps par des intellectuels.Le recours à la violence est initiée par le « Front de libération nationale » (FLN), organisation nationaliste algérienne basée en Algérie et à l'extérieur. Le FLN commence ses actions en 1954, seulement deux ans avant que la Tunisie et le Maroc obtiennent leur totale indépendance par la négociation La guerre d'Algérie se déroula de 1954 à 1962 et fut de la part du Front de Libération Nationale soutenu par le peuple algérien et une partie importante des « politiques » français agissant en une période de lutte contre la colonisation française. Le drame de la guerre d’Algérie a été que l’Algérie fût une colonie de peuplement, en contraste aux colonies d’exploitation d’Afrique et d’Indochine dont la perte entrainait moins de conséquences humaines.

Le 1er novembre 1954, le Secrétariat général du Front de libération nationale au peuple algérien diffuse un appel radiophonique Il décrit son action comme « dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. » Le FLN exige donc que les « autorités françaises  reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.  sans quoi il annonce la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques

 

le 1er novembre 1954, les maquisards du FLN déclenchent des attaques dans diverses régions de l'Algérie contre des installations militaires, commissariats, entrepôts, équipements de communications, et des bâtiments publics. Plusieurs soldats et des civils français sont ciblés faisant du FLN une organisation de résistance.à 7 heures du matin, les maquisards bloquent l'autocar et font descendre ses deux passagers français, un couple d'instituteurs, les Monnerot, et le caïd de la localité voisine de M'chounèche, Hadj Sadok. Ce dernier, ancien officier de l'armée française, est abattu lorsqu'il veut sortir un pistolet de sa gandoura. La rafale tue Guy Monnerot qui se tient à ses côtés. Sa femme est grièvement blessée. Depuis Le Caire, le FLN diffuse une émission radiophonique invitant le peuple d'Algérie à s'associer dans une lutte nationale pour la « restauration de l'État algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l'islam » et de mettre fin à une colonisation qui dura près d'un siècle et demi 

Le ministre socialiste français de l'intérieur, François Mitterrand répond alors que « la seule négociation possible est la guerre ». C'est également la réaction du président du Conseil Pierre Mendès France, qui, quelques mois auparavant, a mis un terme à l'empire de la France en Indochine, ces positions reflètent la tonalité de la politique française pendant les cinq années à venir. Le 12 novembre, il déclare à l'Assemblée nationale :

Le 3 avril, Edgar Faure promulgue l’État d'urgence en Algérie.

Le 30 septembre, le problème de la « question algérienne » a été inscrit à l’ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations-Unies.


 

 

Le congrès de la Soummam est tenu le 20 août 1956 à Ifri-Ouzellaguen dans une petite maison berbère, dans le département de Béjaïa, une région montagneuse très difficile d'accès en Kabylie. C'est à ce congrès que les fondement de l'État Algérien sont posés dans la plate-forme politique de la Soummam adoptée par le Front de Libération National, organisé principalement par Abane Ramdane.

Les patrouilles des « forces de l’ordre » constituent la routine quotidienne de la gendarmerie pour protéger les grandes fermes isolées au début du conflit armé. Celui-ci s’intensifie en déplaçant la lutte vers le terrorisme urbain. Le premier attentat à l’explosif est commis par les extrémistes de l’« Algérie française » pour rejeter la responsabilité sur les « Arabes » et justifier la répression. Le terrain aride et montagneux, allié à une faible densité de population, ne permet pas des combats de « partisans » avec la mobilité des dispersions et concentrations dans les batailles.

Les combats se déplacent alors vers les centres urbains de différentes importances, comme pour la « Bataille d’Alger 

1958, le 13 mai, l'arrivée du général de Gaulle

23 octobre de Gaulle offre la « paix des braves » aux insurgés

De manifestations en contre-manifestations, nous arrivons aux « barricades » où le pouvoir militaire s’est prononcé et a poussé  l’autorité civile à faire revenir le Général de Gaulle sur la scène publique. Des anciens combattants algériens de l’armée française aux « barricades » le 28 janvier 1960 se rassemblent et sont photographiés pour faire aux ralliements à une « Algérie française ». Avec une armée 400 000 hommes en Algérie, la solution militaire s’avère inopérante. La façade des « ralliements » ne peut plus cacher une guerre souterraine sanglante. Comparativement, les États-Unis avaient 500 000 hommes au Viêt Nam au plus fort des opérations militaires.

Le 21 avril, les généraux Salan, André Zeller, Challe et Jouhaud prennent le contrôle d'Alger.

Dans la nuit, le 1er Régiment étranger de parachutistes sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc  s’empare, à Alger, du gouvernement général, de l’hôtel de ville, de l’aéroport... En trois heures la ville est aux mains des putschistes.

La population d'Alger est réveillée, à 7 heure du matin, par un message lu à la radio : "L’armée a pris le contrôle de l’Algérie et du Sahara…". Les trois généraux rebelles, Maurice Challe, Edmond Jouhaud, et André font arrêter le délégué général du gouvernement, Jean Morin, le ministre des transports, Robert Buron, qui se trouvait en voyage, et un certain nombre d’autorités civiles et militaires. Quelques régiments se mettent sous les ordres des généraux. À Paris, la police arrête dans la matinée le général Jacques Faure, six autres officiers et quelques civils. L’état d’urgence est décrété. Les partis de gauche, les syndicats et la Ligue des droits de l’Homme, appellent à manifester

Salan arrive d’Espagne. Challe, de plus en plus isolé, refuse d’armer les activistes civils. À 20 heures, le général de Gaulle, en uniforme, paraît à la télévision, et prononce un discours, et appelle les Français à refuser la tentation du coup d'État :
"Un pouvoir insurrectionnel s’est installé en Algérie par un pronunciamento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d’officiers, partisans, ambitieux et fanatiques. […] Au nom de la France , j’ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là, en attendant de les réduire. J’interdis à tout Français et, d’abord, à tout soldat d’exécuter aucun de leurs ordres."

« Cinq cent mille gaillards munis de transistors », expression utilisée par De Gaulle pour désigner les soldats appelés du contingent, ont entendu cet appel à la désobéissance légitime. Les appelés refusent d’exécuter les ordres de l'armée officielle. L'armée de conscription refuse de suivre l'armée officielle. En métropole, alerte aux parachutistes : à 0h45, Michel Debré apparaît à la télévision et appelle la population à se rendre sur les aéroports " à pied ou en voiture " dès que les sirènes retentiront, pour " convaincre les soldats engagés trompés de leur lourde erreur " et repousser les putschistes ; la panique du gouvernement gaulliste lui fait organiser des distributions d'armes aux civils. Les syndicats décident pour le lendemain une grève générale d’une heure qui sera massivement suivie.

Progressivement, les troupes ayant suivi les généraux se rendent. Échec du putsch. L’armée de conscription n’avait pas "basculé" et ne basculera pas. Les insurgés se retirent avec les parachutistes à Zéralda à 30 km d’Alger. Le commandant Denoix de Saint-Marc se constitue prisonnier. Le général Challe se rend aux autorités.

Un tribunal militaire condamne Challe et André Zeller à 15 ans de réclusion. Ils sont amnistiés et réintégrés dans leurs dignités militaires 5 ans plus tard. Salan et Jouhaud s'enfuient, avant d'être condamnés le premier à la prison à perpétuité et le second, qui était pied-noir, à la peine de mort. Les partisans acharnés de l’Algérie française entrent dans l’action clandestine de l’Organisation armée secrète (OAS). Salan et Jouhaud prennent la tête de l’OAS avec Jean-Jacques Susini.

En 1959, les « pieds noirs » sont au nombre de 1 025 000, ils représentent 85 % de la population d’ascendance européenne et 15 % de juifs et comptent pour 10,4 % de la population totale algérienne. En quelques mois de 1962, 900 000 quittent l’Algérie, la plus massive population relocalisée en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale Le gouvernement français n’a pas prévu un phénomène d'une telle ampleur, ayant estimé un transfert de population de 200 000 à 300 000 personnes. Environ 100 000 choisissent de rester en Algérie qu’ils quitteront progressivement dans les années 1960 et 70. Le drame des « Harkis » est encore plus douloureux. Ces algériens musulmans fidèles à la France et au service de la France  combattent dans l’armée française d’Algérie. D’après les estimations françaises, en 1962,environ 400 000. En 1962, environ 91 000 Harkis sont amenés en France malgré la politique française qui s’y oppose. Ils sont méprisés par les Français et considérés comme traîtres par les Algériens.

Les enfants des Harkis sont encore rejetés et exclus pour la « faute » de leurs parents.

Publié dans la decolonnisation

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