la 1er coalition

Publié le par nc

Le 20 avril 1792, la France déclara la guerre au roi de Bohème et de Hongrie . En réalité, pour diverses causes , on se préparait à la lutte des deux côtés : la Prusse et l’Autriche se concertaient pour l’invasion.

La coalition, ébranlée par les 1er victoires francaise, se reforma et s’élargit après la mort de Louis XVI. Avec l’Angleterre et la Russie, presque tous les Etats européens y entrèrent en 1793 (sauf la Suisse, Venise, la Turquie, le Danemark et la Suède)


Campagne de 1792
Deux armées envahissent la France : elles sont arrêtées par deux victoires, et les troupes francaise, atteignent, à l’Est et au Nord, la frontière naturelle.A l’Est, 60.000 Prussiens, sous le commandement de Brunswick, pénètrent par le Luxembourg et la trouée des Ardennes, s’emparent de Longwy, de Verdun , tournent l’Argonne où s’est établi Dumouriez. Mais vaincus à Valmy , ils battent en retraite. Custine, parti d’Alsace, occupe aussitôt Spire, Worms, Mayence et Francfort .Au Nord, 34.000 Autrichiens, sous le commandement du Duc de Saxe,ils investissent Lille, qui résiste au bombardement. Dumouriez les bat à Jemappes ) et s’empare de la plus grande partie des Pays-Bas autrichiens .

 Campagne de 1793

durant la première moitié de l’année, la coalition, reformée et embrassant presque toute l’Europe, envahit le territoire francais sur tous les points, et forme, avec la guerre civile qui s’est déchaînée au Nord, à l’Ouest, au Midi, un immense cercle de fer dans lequel la Convention est enfermée.Dans la seconde moitié de l'année, le cercle est brisé et le territoire français délivré, du moins au Nord et à l’Est.Dumouriez  marche sur la Hollande. Mais son lieutenant Miranda est vaincu à Aldenhoven  par Cobourg et Clerfayt, lui-même à Nerwinden . Il s’enfuit, après avoir essayé vainement de livrer son armée à l’ennemi . Son successeur Dampierre est tué à Famars . Les villes de Condé, sur l’Escaut, et de Mayence, sur le Rhin, succombent sans que Custine ait pu les délivrer.La Frontière est de nouveau entamée au Nord et à l’Est. Les ennemis se partagent en quatre armées : York et Freytag (anglo-hollandais), marchent sur Dunkerque, Cobourg (Impériaux) sur la Sambre et l’Oise, Brunswick (Prussiens) sur la Lorraine, Wurmser (Autrichiens) sur l’Alsace.
Elle commence par la victoire de Houchard sur les anglo-hollandais à Hondschoote , victoire qui dégage Dunkerque. Puis c’est la victoire beaucoup plus importante de Jourdan et Carnot à Wattignies ; celle-ci dégage Maubeuge et la Sambre. Peu après, la frontière de l’Est était délivrée aussi, après une opération indécise de Hoche en Lorraine, par les manœuvres combinées de Hoche et Pichegru et la victoire de Wissembourg
campagne de 1793
 Dans cette admirable campagne, la frontière du Rhin va être conquise toute entière..Après quelques tâtonnements et quelques échecs (perte de Landrecies), deux armées sont formées : celle du Nord, sous Pichegru, forte de 70.000 hommes, opérant contre Clerfayt et York, entre la mer et l’Escaut, remporte les victoires de Menin, Mouscron, Tourcoing, Pont-à-Chin . Celle de Sambre-et-Meuse, sous Jourdan, forte de 90.000 hommes, réussit, au prix de grandes difficultés, à forcer la Sambre et remporte la victoire de Fleurus sur Cobourg. Jourdan et Pichegru font leur jonction à Bruxelles. Les places françaises encore occupées par les ennemis, Landrecies, Valenciennes, Condé, le Quesnoy, ne tardent pas à se rendre, ainsi que la plupart des places des Pays-Bas autrichiens. Les deux armées se séparent alors. Pichegru se remet à la poursuite d’York, le chasse d’Anvers, de Boxtel, du fort Crève-cœur, de Bois-le-Duc, s’établit à Venloo et Nimègue . Jourdan s’attache à Cobourg et Clerfayt, les bat sur l’Ourth, sur la Roër, à Aldenhoven, les rejette au delà de Cologne, et, remontant le Rhin, rejoint l’armée du Rhin à Spire. Toutes les places du grand fleuve, de Bâle à Nimègue (sauf Mayence), sont à la France .
campagne de 1795
Par une courte campagne, presque sans combats, mais en plein hiver, Pichegru force le Wahal, le Lech et le vieux Rhin, entre dans Utrecht, dans Amsterdam , et fait capturer la flotte hollandaise par grace hussards dans les glaces de Zuyderzée. La Hollande est conquise 


La plupart des puissances étaient lasses de la lutte. Le grand-duc de Toscane reconnut le premier la République Française. Puis la Prusse fit défection à la coalition et, après elle, l’Espagne, le Portugal, la Hollande, plusieurs Etats allemands et italiens. Ce furent les traités de Bâle et de Paris (1795). Ils  laissaient la france en possession de la rive gauche du Rhin

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