la revolution de 1848

Publié le par nc

La Révolution de 1848 est les résultats de plusieurs années d'une crise économique sans précédent, puisqu'il s'agit à la fois d'une crise d'ancien régime et d'une crise du capitalisme moderne.
- Dès 1846, les mauvaises récoltes entraînent une crise agricole qui font augmenter le prix de marchandises, notamment celui du pain, l'aliment de base du peuple. Les salaires n'étant pas augmentés, les achats de marchandises diminuent et les recettes de l'État chutent car les impôts ne rentrent plus, empêchant son intervention.
- Par ailleurs, il y a une crise du capitalisme moderne, résultat d'un excès de spéculation sur les valeurs boursières, provoquant un effondrement des cours des valeurs ferroviaires. Les paysans, les ouvriers et les bourgeois subissent tous cette crise.

En avril-mai 1847, le scandale Teste-Cubières, dans lequel des ministres sont convaincus de corruption. Puis en août 1847, le scandale Choiseul-Praslin. Le duc de Choiseul-Praslin assassine sa femme. Ces deux affaires vont entacher la Monarchie de Juillet.
Après la tentative d'assassinat de Fieschi sur Louis-Philippe, les rassemblements publics sont interdits. L’opposition organisait donc des « Banquets », des repas où un grand nombre de partisans se réunissaient, mangeaient et discutaient autour de grands orateurs libéraux et républicains. La seconde Campagne des Banquets débute en 1847. L'un des banquets doit se tenir dans le douzième arrondissement de Paris, le 22 février 1848. Le gouvernement décide de l'interdire, ce qui provoque la colère des journaux et le déclenchement des émeutes.
À Paris en 1848, les conditions d'existence sont telles que la mortalité chez les classes populaires dépasse souvent 30 pour 1000.
Le 14 février, le préfet de police interdit un banquet projeté à Paris pour le 19. À l'appel d'Armand Marrast, dans Le National, les Parisiens sont invités à manifester le 22, date à laquelle le banquet a été reporté. Le rassemblement doit s'effectuer place de la Madeleine. La veille, pourtant, les principaux chefs de l'opposition reculent devant l'épreuve de force et donnent le contrordre d'annuler le banquet et la manifestation. Le gouvernement semble devoir l'emporter ; confiant, il décide de ne pas mettre en application les dispositifs militaires prévus en cas d'incidents graves.

Le 22 février au matin, des centaines d'étudiants se rassemblent place du Panthéon, puis se rendent à la Madeleinela Chambre des Députés, Place de la Concorde, aux cris de "Vive la Réforme ! A bas Guizot !". Mais dans l'ensemble, les forces de l'ordre contrôlent la situation. L'occupation militaire de Paris a été décrétée vers 16 heures. Le roi peut compter sur 30 000 soldats, l'appoint de l'artillerie, la sécurité des forts qui encerclent la capitale. Il y a, enfin, la Garde Nationale, 40 000 hommes environ. où ils se mêlent aux ouvriers. Les manifestants (3 000 personnes) se dirigent ensuite vers la Chambre des DéputésMais dans l'ensemble, les forces de l'ordre contrôlent la situation. L'occupation militaire de Paris a été décrétée vers 16 heures. Le roi peut compter sur 30 000 soldats, l'appoint de l'artillerie, la sécurité des forts qui encerclent la capitale. Il y a, enfin, la Garde Nationale, 40 000 hommes environ.

 

le matin du 23 février, alors que l'insurrection se développe, les gardes nationaux de la deuxième Légion, boulevard Montmartre, crient "Vive la Réforme !". La Garde nationale se pose ainsi en arbitre entre l'armée et le peuple. Louis-Philippe se rend compte de l'impopularité de son ministre et se résout, dans à le remplacer par le comte Molé. En soirée, la foule déambule sous des lampions pour manifester sa joie et envisage de se rendre sous les fenêtres de Guizot pour le huer
Dans le quartier des Capucines, une rue est barrée par le 14ème de Ligne et la provocation d'un manifestant porteur d'une torche envers un officier a des conséquences tragiques. Se croyant menacée, la garde ouvre le feu, laissant sur le pavé plus de 50 tués alors que l'apaisement semblait en bonne voie, Cette fusillade du boulevard des Capucines relancent l'insurrection.
Pendant que Paris se soulève, le roi, aux Tuileries, n'a plus de gouvernement. La maréchal Bugeaud, nommé commandant supérieur de l'armée et de la Garde nationale de Paris, est convaincu qu'il peut vaincre l'émeute, mais le souverain refuse la solution de force. Beaucoup trop de sang a déjà coulé.
Le 24 février, Louis-Philippe ne parvient pas à reprendre en main la situation.
Lorsque le palais commence à être attaqué par la foule, vers midi, le roi abdique en faveur de son petit-fils de 9 ans, le comte de Paris, confie la régence à la duchesse d'Orléans, puis se résout à prendre le chemin de l'exil. Les députés, dans leur majorité, semblent favorables à une régence. le Palais-Bourbon est envahi par les révolutionnaires qui, d'accord avec les élus de l'extrême gauche, repoussent toute solution monarchique et font proclamer un gouvernement provisoire.

Le 25 février, un gouvernement provisoire républicain est établi, la Monarchie de Juillet s’est éteinte, la Deuxième République française est née.

 

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