la revolution francaise

Publié le par nc

anti_bug_fcEn 1788, le pouvoir repose sur la monarchie absolue de droit divin. Le roi tient son pouvoir de Dieu ; la tradition monarchique s’inscrit dans le respect des coutumes, c'est-à-dire des libertés et des privilèges accordés à certains individus, certaines villes ou provinces. Les bases de ce système politique sont contestées et attaquées dans la seconde partie du XVIIIe siècle.
La philosophie des Lumières s'est diffusée dans les couches supérieures de la société française, la bourgeoisie et la noblesse libérale.
Les ordres privilégiés se révoltent aussi contre le pouvoir royal. En effet, l'absolutisme les a privés de leurs prérogatives traditionnelles.
La Noblesse, évincée du pouvoir sous Louis XIV, ne rêve que de revenir aux affaires. À cette revendication politique se double une revendication économique. La noblesse s'arc-boute sur ses anciens privilèges, principalement les droits féodaux et exige le paiement de certaines taxes féodales, tombées en désuétude. Cette crispation est très mal vécue par les paysans qui réclament l'abolition des droits féodaux pour soulager leur misère.
Louis XV et Louis XVI ne sont pas restés insensibles à la diffusion des idées nouvelles et au blocage des institutions. Mais ils n'ont pas l'autorité de leur prédécesseur Louis XIV pour imposer aux privilégiés les changements nécessaires.
La Réforme judiciaire du chancelier de Maupeou décidée à la fin du règne de Louis XV, est abandonnée par Louis XVI qui cède devant le parlements.
La Réforme fiscale : Le problème des rois a toujours été le budget. Depuis le XVIIIe, celui-ci est fortement déficitaire. En effet, le principal impôt direct, la taille, ne pèse que sur les non-privilégiés. Le souci des monarques est donc d'augmenter les rentrées fiscales. Des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quel que soit l’ordre, s’ajoutent aux impôts anciens. Les impôts nouveaux n'empêchent pas le déficit et la dette publique de se creuser tout au long du XVIIIe siècle. En 1788, Necker rend public le budget du royaume. L'État perçoit 503 millions de livres de recettes pour 620 millions de livres de dépenses. Le service de la dette occupe à lui seul 310 millions de livres, soit la moitié des dépenses.
Une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n’auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l’ordre, Louis XVI cède en août 1788 et convoque les États-Généraux pour le 1er mai 1789.

La réunion des États généraux a suscité de grands espoirs parmi la population française. Les paysans espèrent une amélioration de leurs conditions de vie avec l'allègement voire l'abandon des droits féodaux. La bourgeoisie espère l'instauration de l'égalité en droit et l'établissement d'une monarchie parlementaire à l'anglaise. Elle peut compter sur le soutien d'une petite partie de la noblesse et du bas-clergé
Le Tiers-État demande le doublement du nombre des députés le représentant, afin que le nombre de leurs élus corresponde davantage à son poids dans la société, ainsi que le principe du vote par tête. Louis XVI accorde le doublement des députés du Tiers-État mais garde le silence sur la question du vote par ordre ou par tête.
Le 1er mai 1789, les députés arrivent à Versailles . Le 5 mai, le roi ouvre les États-Généraux. Le pouvoir ne prend pas clairement position sur la question du vote par ordre ou par tête. Les ordres privilégiés prennent parti pour le vote par ordre. Le Tiers-État s'engage alors dans un processus de résistance en refusant de se réunir séparément des deux autres ordres.
Le 17 juin 1789, les États généraux, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prennent le titre d’ « Assemblée nationale ». Le 19 juin, le clergé qui compte une forte minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se joindre aux députés du Tiers pour la vérification des pouvoirs. Le 20 juin, le roi fait fermer la salle des Menus, lieu de réunion du Tiers. Ceux-ci se dirigent alors vers une salle de jeu de paume voisine.
Le Serment du Jeu de Paume : Ils s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France. Le 23 juin, lors d'une séance royale, une réunion des trois ordres en présence du roi, Louis XVI ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. Alors que les députes de la Noblesse et du haut clergé obéissent et s'en vont, les députés du Tiers-État et ce du bas clergé reste immobile. Face à la résistance du Tiers, soutenu par le clergé et une cinquantaine de nobles, le Roi invite, le 27 juin les trois ordres à débattre ensemble.
Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée nationale constituante.
Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation.Louis XVI fait mine de céder au Tiers-État. Mais, dès le 26 juin, il fait venir des troupes sur la capitale. Or l’opinion parisienne est agitée. La bourgeoisie est déçue. Début juillet, des émeutes éclatent aux barrières d’octroi. Le roi renvoie ses ministres jugés trop libéraux, parmi lesquels Necker, contrôleur des Finances, renvoyé le 11 juillet. La nouvelle est connue à Paris le 12. Dans l’après midi, le journaliste Camille Desmoulins exhorte la foule à se mettre en état de défense. Il considère le renvoi de Necker comme une attaque contre le peuple.
Le 13 juillet, 40 des 54 barrières d’octrois sont incendiées. Les réserves de grains des couvents sont pillées. Une milice bourgeoise se forme.
Le matin du 14 juillet 1789, les Parisiens partent chercher des armes. Ils pillent l'arsenal de l’Hôtel des Invalides où ils trouvent des armes mais pas de poudre. Les émeutiers viennent ensuite se masser aux portes de la prison royale de la Bastille pour chercher de la poudre.
le gouverneur, le marquis Bernard de Launay, veut résister mais, à la demande de médiateurs venus de l'Hôtel de Ville, il laisse la foule pénétrer dans la première cour. Puis il se ravise et fait mitrailler cette foule: il y a une centaine de morts. Des soldats mutinés amènent alors des canons pris aux Invalides: le gouverneur cède et abaisse les ponts-levis. L'émeute victorieuse, après quatre heures de combat, l'entraîne sur la place de Grève: il y est massacré.
Louis XVI cède à la pression parisienne et vient en personne le lendemain annoncer à l’assemblée le retrait des troupes qui encerclaient Paris. Il rappelle Necker ainsi que tous les ministres renvoyés. Jean Sylvain Bailly, président de l'Assemblée nationale, est nommé par acclamation « Maire de Paris ». La Fayette est nommé Commandant Général de la Garde nationale. Louis XVI reconnaît celle-ci en se rendant à Paris le 17 juillet. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de paris
Ces événements déclenchent aussi la première émigration : le jeune frère de Louis XVI, le comte d’Artois, les grands du royaume comme le prince de Condé, le duc de Polignac, le duc d’Enghien. Leurs destinations sont l’Angleterre, les Pays-Bas ou l’Allemagne.
En province, à partir du 20 juillet 1789 jusqu'au 6 août 1789, les campagnes bruissent de rumeurs « la Grande Peur ». Les paysans craignent que les récoltes ne soient pillées par des brigands. Quand ils s'aperçoivent qu'il n'y a aucun danger ils se dirigent vers le château du seigneur. Ils exigent les titres seigneuriaux qui établissaient la domination économique et sociale de leurs propriétaires et les brûlent. Face à ces violences, l'Assemblée réagit en abolissant les privilèges, les droits féodaux,la vénalité des offices et les inégalités fiscales dans la nuit du 4 août 1789. C’est la fin de la société d'Ancien Régime. Toutefois les députés, presque tous propriétaires fonciers, qu'ils soient nobles ou bourgeois, se ravisent en partie pendant la rédaction des décrets du 5 au 11 août 1789. Les droits personnels et le monopole de la chasse pour le seigneur sont simplement supprimés. Les droits réels portant sur la rente de la terre doivent être rachetés.
Le 26 août 1789, l’Assemblée constituante vote la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.Les difficultés d’approvisionnement en pain et le refus de Louis XVI de sanctionner la déclaration et les décrets du 4 et du 26 août, sont à l’origine du mécontentement du peuple de Paris lors des journées du 5 et 6 octobre 1789. Une marche de femmes ramène la famille royale à Paris, laissant à Versailles le symbole de l’absolutisme. Désormais le roi et l’Assemblée siègent à Paris, surveillés par la population.
La France reste une monarchie mais le pouvoir législatif est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante.
le roi garde le pouvoir exécutif. Les décrets promulgués par l'Assemblée ne sont valables que si le roi les sanctionne. Par ailleurs, les intendants et autres agents de l'administration d’Ancien Régime restent à leur poste jusqu’à la formation d’une nouvelle administration.
Les premiers travaux de l'assemblée sont consacrés à la réforme administrative. Les députés s'attachent tout d'abord à la réforme municipale, rendue pressante par le désordre suscité dans les corps municipaux par les troubles de l’été. La loi du 14 décembre met en place la municipalité. À partir de janvier 1790, chaque commune de France organise l'élection de leurs élus. Par la loi du 22 décembre 1789, l’Assemblée crée les départements. Ce sont des circonscriptions à la fois administratives, judiciaires, fiscales et religieuses. Au nombre de 83, ils sont divisés en districts, cantons et communes. Leurs dirigeants sont élus par le peuple. Les nouvelles administrations élues démocratiquement se mettent en fonction à partir de l'été 1790.La loi Le Chapelier est votée le 14 juin 1791. Elle instaure la liberté d’entreprendre et proscrit les coalitions, en particulier les corporations, mais également les rassemblements paysans et ouvriers, ainsi que le compagnonnage. Elle eut pour effet d'interdire les syndicats et les grèves.
dès le 11 août 1789, la dîme est supprimée. Le 2 novembre de la même année, sur proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, les biens du clergé sont mis à la disposition de la Nation pour l'extinction de la dette publique. Ils deviennent des biens nationaux qui seront vendus par lots pour combler le déficit de l'État. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, sont introduits. Utilisés d’abord comme bons du Trésor, ils reçoivent cours forcé en avril 1790 pour devenir une véritable monnaie. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats : c’est le début d'une forte période d'inflation.
La nationalisation des biens du clergé contraint l'Assemblée constituante à s'intéresser au financement du clergé. C'est la Constitution civile du clergé, adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 26 décembre 1790, qui transforment les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier sont désormais élus et doivent prêter un serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi
dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l’Église de France. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes. Les jureurs et les réfractaires.
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s’agit d’un moment d’union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule.
L'échec de la tentative de fuite du roi (20 et 21 juin 1791) a pour conséquence de dévoiler au grand jour son hostilité au projet de 1789. Les députés comme Bailly et La Fayette, partisans d’une monarchie constitutionnelle mettent sur pied la thèse de l'enlèvement du roi. Ils interdisent la manifestation et décrètent la loi martiale.Louis XVI accepte à contrecœur la Constitution de septembre 1791. Le roi conserve uniquement le pouvoir exécutif. Il est irresponsable devant l'Assemblée législative qui ne peut rien contre lui. Il peut opposer son droit de veto pendant quatre ans à toute loi qui lui déplait et garde le choix des ministres. Le pouvoir législatif est confié à une assemblée unique de 745 députés élus au suffrage censitaire à deux degrés, l’Assemblée législative. Sur une population totale de 24 millions d'habitants, la France compte 4 millions de "citoyens actifs" qui ont le droit de vote.
Les émigrés, en grande partie regroupés à Coblence autour du Comte d'Artois, maintiennent une agitation permanente aux frontières et font pression sur les souverains étrangers pour qu'ils interviennent. Pour les contenter le roi de Prusse et l'empereur d'Autriche font une déclaration commune, la déclaration de Pillnitz en août 1791 où ils manifestent leur inquiétude. Cette déclaration est perçue par l'opinion révolutionnaire comme une menace. L'Assemblée législative vote à la fin de l'année 1791 plusieurs décrets qui contribuent à crisper davantage la situation. Le 9 novembre 1791, elle exige que les émigrés reviennent en France dans un délai de deux mois, faute de quoi, leurs propriétés seront confisquées. Puis elle impose le serment civique aux prêtres réfractaires sous peine de privation de pension ou même de déportation en cas de trouble à l'ordre public. Un dernier décret enjoint les princes étrangers à chasser les émigrés de leurs États.

En 1788, le pouvoir repose sur la monarchie absolue de droit divin. Le roi tient son pouvoir de Dieu ; la tradition monarchique s’inscrit dans le respect des coutumes, c'est-à-dire des libertés et des privilèges accordés à certains individus, certaines villes ou provinces. Les bases de ce système politique sont contestées et attaquées dans la seconde partie du XVIIIe siècle.
La philosophie des Lumières s'est diffusée dans les couches supérieures de la société française, la bourgeoisie et la noblesse libérale.
Les ordres privilégiés se révoltent aussi contre le pouvoir royal. En effet, l'absolutisme les a privés de leurs prérogatives traditionnelles.
La Noblesse, évincée du pouvoir sous Louis XIV, ne rêve que de revenir aux affaires. À cette revendication politique se double une revendication économique. La noblesse s'arc-boute sur ses anciens privilèges, principalement les droits féodaux et exige le paiement de certaines taxes féodales, tombées en désuétude. Cette crispation est très mal vécue par les paysans qui réclament l'abolition des droits féodaux pour soulager leur misère.
Louis XV et Louis XVI ne sont pas restés insensibles à la diffusion des idées nouvelles et au blocage des institutions. Mais ils n'ont pas l'autorité de leur prédécesseur Louis XIV pour imposer aux privilégiés les changements nécessaires.
La Réforme judiciaire du chancelier de Maupeou décidée à la fin du règne de Louis XV, est abandonnée par Louis XVI qui cède devant le parlements.

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La Réforme fiscale : Le problème des rois a toujours été le budget. Depuis le XVIIIe, celui-ci est fortement déficitaire. En effet, le principal impôt direct, la taille, ne pèse que sur les non-privilégiés. Le souci des monarques est donc d'augmenter les rentrées fiscales. Des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quel que soit l’ordre, s’ajoutent aux impôts anciens. Les impôts nouveaux n'empêchent pas le déficit et la dette publique de se creuser tout au long du XVIIIe siècle. En 1788, Necker rend public le budget du royaume. L'État perçoit 503 millions de livres de recettes pour 620 millions de livres de dépenses. Le service de la dette occupe à lui seul 310 millions de livres, soit la moitié des dépenses.
Une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n’auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l’ordre, Louis XVI cède en août 1788 et convoque les États-Généraux pour le 1er mai 1789.
La réunion des États généraux a suscité de grands espoirs parmi la population française. Les paysans espèrent une amélioration de leurs conditions de vie avec l'allègement voire l'abandon des droits féodaux. La bourgeoisie espère l'instauration de l'égalité en droit et l'établissement d'une monarchie parlementaire à l'anglaise. Elle peut compter sur le soutien d'une petite partie de la noblesse et du bas-clergé
Le Tiers-État demande le doublement du nombre des députés le représentant, afin que le nombre de leurs élus corresponde davantage à son poids dans la société, ainsi que le principe du vote par tête. Louis XVI accorde le doublement des députés du Tiers-État mais garde le silence sur la question du vote par ordre ou par tête.
Le 1er mai 1789, les députés arrivent à Versailles . Le 5 mai, le roi ouvre les États-Généraux. Le pouvoir ne prend pas clairement position sur la question du vote par ordre ou par tête. Les ordres privilégiés prennent parti pour le vote par ordre. Le Tiers-État s'engage alors dans un processus de résistance en refusant de se réunir séparément des deux autres ordres.
Le 17 juin 1789, les États généraux, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prennent le titre d’ « Assemblée nationale ». Le 19 juin, le clergé qui compte une forte minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se joindre aux députés du Tiers pour la vérification des pouvoirs. Le 20 juin, le roi fait fermer la salle des Menus, lieu de réunion du Tiers. Ceux-ci se dirigent alors vers une salle de jeu de paume voisine.
Le Serment du Jeu de Paume : Ils s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France. Le 23 juin, lors d'une séance royale, une réunion des trois ordres en présence du roi, Louis XVI ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. Alors que les députes de la Noblesse et du haut clergé obéissent et s'en vont, les députés du Tiers-État et ce du bas clergé reste immobile. Face à la résistance du Tiers, soutenu par le clergé et une cinquantaine de nobles, le Roi invite, le 27 juin les trois ordres à débattre ensemble.
Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée nationale constituante
Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation.
Louis XVI fait mine de céder au Tiers-État. Mais, dès le 26 juin, il fait venir des troupes sur la capitale. Or l’opinion parisienne est agitée. La bourgeoisie est déçue. Début juillet, des émeutes éclatent aux barrières d’octroi. Le roi renvoie ses ministres jugés trop libéraux, parmi lesquels Necker, contrôleur des Finances, renvoyé le 11 juillet. La nouvelle est connue à Paris le 12. Dans l’après midi, le journaliste Camille Desmoulins exhorte la foule à se mettre en état de défense. Il considère le renvoi de Necker comme une attaque contre le peuple.
Le 13 juillet, 40 des 54 barrières d’octrois sont incendiées. Les réserves de grains des couvents sont pillées. Une milice bourgeoise se forme.

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Le matin du 14 juillet 1789, les Parisiens partent chercher des armes. Ils pillent l'arsenal de l’Hôtel des Invalides où ils trouvent des armes mais pas de poudre. Les émeutiers viennent ensuite se masser aux portes de la prison royale de la Bastille pour chercher de la poudre.
le gouverneur, le marquis Bernard de Launay, veut résister mais, à la demande de médiateurs venus de l'Hôtel de Ville, il laisse la foule pénétrer dans la première cour. Puis il se ravise et fait mitrailler cette foule: il y a une centaine de morts. Des soldats mutinés amènent alors des canons pris aux Invalides: le gouverneur cède et abaisse les ponts-levis. L'émeute victorieuse, après quatre heures de combat, l'entraîne sur la place de Grève: il y est massacré.
Louis XVI cède à la pression parisienne et vient en personne le lendemain annoncer à l’assemblée le retrait des troupes qui encerclaient Paris. Il rappelle Necker ainsi que tous les ministres renvoyés. Jean Sylvain Bailly, président de l'Assemblée nationale, est nommé par acclamation « Maire de Paris ». La Fayette est nommé Commandant Général de la Garde nationale. Louis XVI reconnaît celle-ci en se rendant à Paris le 17 juillet. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de paris
Ces événements déclenchent aussi la première émigration : le jeune frère de Louis XVI, le comte d’Artois, les grands du royaume comme le prince de Condé, le duc de Polignac, le duc d’Enghien. Leurs destinations sont l’Angleterre, les Pays-Bas ou l’Allemagne.
En province, à partir du 20 juillet 1789 jusqu'au 6 août 1789, les campagnes bruissent de rumeurs « la Grande Peur ». Les paysans craignent que les récoltes ne soient pillées par des brigands. Quand ils s'aperçoivent qu'il n'y a aucun danger ils se dirigent vers le château du seigneur. Ils exigent les titres seigneuriaux qui établissaient la domination économique et sociale de leurs propriétaires et les brûlent. Face à ces violences, l'Assemblée réagit en abolissant les privilèges, les droits féodaux,la vénalité des offices et les inégalités fiscales dans la nuit du 4 août 1789. C’est la fin de la société d'Ancien Régime. Toutefois les députés, presque tous propriétaires fonciers, qu'ils soient nobles ou bourgeois, se ravisent en partie pendant la rédaction des décrets du 5 au 11 août 1789. Les droits personnels et le monopole de la chasse pour le seigneur sont simplement supprimés. Les droits réels portant sur la rente de la terre doivent être rachetés.
Le 26 août 1789, l’Assemblée constituante vote la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Les difficultés d’approvisionnement en pain et le refus de Louis XVI de sanctionner la déclaration et les décrets du 4 et du 26 août, sont à l’origine du mécontentement du peuple de Paris lors des journées du 5 et 6 octobre 1789. Une marche de femmes ramène la famille royale à Paris, laissant à Versailles le symbole de l’absolutisme. Désormais le roi et l’Assemblée siègent à Paris, surveillés par la population.
La France reste une monarchie mais le pouvoir législatif est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante.
le roi garde le pouvoir exécutif. Les décrets promulgués par l'Assemblée ne sont valables que si le roi les sanctionne. Par ailleurs, les intendants et autres agents de l'administration d’Ancien Régime restent à leur poste jusqu’à la formation d’une nouvelle administration.
Les premiers travaux de l'assemblée sont consacrés à la réforme administrative. Les députés s'attachent tout d'abord à la réforme municipale, rendue pressante par le désordre suscité dans les corps municipaux par les troubles de l’été. La loi du 14 décembre met en place la municipalité. À partir de janvier 1790, chaque commune de France organise l'élection de leurs élus. Par la loi du 22 décembre 1789, l’Assemblée crée les départements. Ce sont des circonscriptions à la fois administratives, judiciaires, fiscales et religieuses. Au nombre de 83, ils sont divisés en districts, cantons et communes. Leurs dirigeants sont élus par le peuple. Les nouvelles administrations élues démocratiquement se mettent en fonction à partir de l'été 1790.

La loi Le Chapelier est votée le 14 juin 1791. Elle instaure la liberté d’entreprendre et proscrit les coalitions, en particulier les corporations, mais également les rassemblements paysans et ouvriers, ainsi que le compagnonnage. Elle eut pour effet d'interdire les syndicats et les grèves.
dès le 11 août 1789, la dîme est supprimée. Le 2 novembre de la même année, sur proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, les biens du clergé sont mis à la disposition de la Nation pour l'extinction de la dette publique. Ils deviennent des biens nationaux qui seront vendus par lots pour combler le déficit de l'État. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, sont introduits. Utilisés d’abord comme bons du Trésor, ils reçoivent cours forcé en avril 1790 pour devenir une véritable monnaie. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats : c’est le début d'une forte période d'inflation.
La nationalisation des biens du clergé contraint l'Assemblée constituante à s'intéresser au financement du clergé. C'est la Constitution civile du clergé, adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 26 décembre 1790, qui transforment les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier sont désormais élus et doivent prêter un serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi
dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l’Église de France. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes. Les jureurs et les réfractaires.
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s’agit d’un moment d’union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule.

Image:Declaration of Human Rights.jpg

L'échec de la tentative de fuite du roi (20 et 21 juin 1791) a pour conséquence de dévoiler au grand jour son hostilité au projet de 1789. Les députés comme Bailly et La Fayette, partisans d’une monarchie constitutionnelle mettent sur pied la thèse de l'enlèvement du roi. Ils interdisent la manifestation et décrètent la loi martiale.
Louis XVI accepte à contrecœur la Constitution de septembre 1791. Le roi conserve uniquement le pouvoir exécutif. Il est irresponsable devant l'Assemblée législative qui ne peut rien contre lui. Il peut opposer son droit de veto pendant quatre ans à toute loi qui lui déplait et garde le choix des ministres. Le pouvoir législatif est confié à une assemblée unique de 745 députés élus au suffrage censitaire à deux degrés, l’Assemblée législative. Sur une population totale de 24 millions d'habitants, la France compte 4 millions de "citoyens actifs" qui ont le droit de vote.
Les émigrés, en grande partie regroupés à Coblence autour du Comte d'Artois, maintiennent une agitation permanente aux frontières et font pression sur les souverains étrangers pour qu'ils interviennent. Pour les contenter le roi de Prusse et l'empereur d'Autriche font une déclaration commune, la déclaration de Pillnitz en août 1791 où ils manifestent leur inquiétude. Cette déclaration est perçue par l'opinion révolutionnaire comme une menace. L'Assemblée législative vote à la fin de l'année 1791 plusieurs décrets qui contribuent à crisper davantage la situation. Le 9 novembre 1791, elle exige que les émigrés reviennent en France dans un délai de deux mois, faute de quoi, leurs propriétés seront confisquées. Puis elle impose le serment civique aux prêtres réfractaires sous peine de privation de pension ou même de déportation en cas de trouble à l'ordre public. Un dernier décret enjoint les princes étrangers à chasser les émigrés de leurs États.
la France déclare la guerre au roi de Hongrie et de Bohême, c'est-à-dire à l'empereur d'Autriche. Les Girondins parlent alors d'une guerre des peuples contre les rois, d'une croisade pour la liberté. La Prusse se range aux côtés des Autrichiens quelques semaines plus tard. L'armée française totalement désorganisée par l'émigration d'une partie des officiers nobles, n'a pas les capacités de résister aux redoutables armées prussiennes. Les frontières sont rapidement menacées. Pour les patriotes, l'idée d'un complot de la noblesse, de la cour et des prêtres réfractaires pour abattre la révolution se développe. L’assemblée vote alors trois décrets permettant la déportation des prêtres réfractaires, la dissolution de la garde personnelle du roi et la constitution d’un camp de gardes nationaux fédérés pour défendre Paris. Louis XVI y oppose son veto. Cette situation provoque une nouvelle flambée révolutionnaire, qui voit le peuple investir les Tuileries le 20 juin. L'Assemblée législative contourne le veto royal en proclamant "la patrie en danger" le 11 juillet 1792 et en demandant à tous les volontaires d'affluer vers Paris.
Le 25 juillet, le chef de l'armée prussienne, le duc de Brunswick, fait savoir au gouvernement que Paris sera détruite si la vie du roi est à nouveau menacée. Quand le manifeste de Brunswick est connu des révolutionnaires parisiens, ceux-ci investissent l'Assemblée et demandent la destitution de Louis XVI. L'Assemblée refuse.

Le 10 août 1792, les insurgés se présentent devant les Tuileries et finissent par investir et piller le palais, défendu par la garde suisse. Le roi se réfugie dans l'enceinte de l'Assemblée législative, mais celle-ci se retourne contre lui en le suspendant de ses fonctions. elle décrète aussi l’élection d’une Convention nationale au suffrage universel à deux degrés pour décider des nouvelles institutions du pays. Le soir du 10 août, l’Assemblée législative désigne par acclamation un conseil exécutif provisoire, composé de six membres, comprenant Danton, ministre de la Justice, et Gaspard Monge, ministre de la Marine.
Les troupes ennemies marchent sur Paris inexorablement, faisant tomber les forteresses les unes après les autres
Le peuple rend responsable de la situation les ennemis de l'intérieur. Entre le 2 et le 6 septembre 1792, il massacre les prêtres réfractaires, les suspects d'activité contre-révolutionnaire et les détenus de droit commun incarcérés dans les prisons à Paris.
L'armée française remporte une victoire inespérée sur les Prussiens, le 20 septembre lors de la bataille de Valmy. Les Prussiens et les Autrichiens quittent la France plus préoccupés des affaires polonaises. Le 6 novembre 1792, le général Dumouriez remporte la bataille de Jemmapes. Les troupes françaises occupent les Pays-Bas autrichiens. À l'Est, les armées du Général Custine occupent la rive gauche du Rhin. La Savoie, possession de la Maison de Savoie est elle aussi envahie.
Le dernier acte de l'Assemblée Législative est de laïciser l'état civil. Le 20 septembre 1792, elle décide que les registres de naissance et de décès doivent être désormais tenu par les communes. Le lendemain, La Convention se réunit pour la première fois. Elle dispose provisoirement des pouvoirs législatif et exécutif. Elle décide d'abolir la royauté. Le 22 septembre 1792, la République est proclamée. C'est pour les révolutionnaires, le début d'une ère nouvelle.
La Convention est d'abord dominée par les Girondins. Ils siègent au conseil exécutif. Ils essaient d'éviter le procès du roi craignant que celui-ci ne ranime la contre-révolution et ne renforce l'hostilité des monarchies européennes. Mais, la découverte de "l'armoire de fer" aux Tuileries le 30 novembre 1792 rend le procès inévitable. Le procès débute le 10 décembre. À l'issue des débats, le roi est reconnu coupable à une écrasante majorité, 693 voix contre 28. Il est condamné à mort par une majorité plus étroite, 366 voix contre 334. Le roi Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793 place de la Révolution.
Son exécution provoque des réactions mitigées dans la population française. Les souverains d'Europe réagissent en formant la première coalition en février 1793. Les Girondins décident alors le 24 février 1793 la levée de 300 000 hommes. Cette levée doit se faire par tirage au sort. L'annonce de cette levée provoque des soulèvements ruraux en Alsace, en Bretagne et dans le Massif central; soulèvements aussitôt réprimés par la force. la Convention vote une loi qui met en place une véritable logique de terreur.

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Début mars 1793, l'insurrection vendéenne commence. Les Girondins sont obligés d'accepter la création du Comité de Salut Public et du Tribunal révolutionnaire. Les Girondins sont chassés du pouvoir par les journées du 31 mai et du juin 1793, menées par les sans-culottes parisiens. Les Montagnards se sont alliés avec les factions les plus extrémistes du peuple parisien pour parvenir au pouvoir. En province, c'est le mouvement inverse qui se produit. À Marseille, à Lyon, les partisans des Girondins chassent les maires Montagnards du pouvoir.
Quand les Montagnards arrivent au pouvoir, la République connait des périls extrêmes. L'insurrection vendéenne, devenue royaliste après sa reprise en main par les nobles s'étend dans l'Ouest. Saumur et Angers sont prises en juin 1793 mais Nantes résiste. Des révoltes royalistes se développent également en Lozère et dans la vallée du Rhône. Le 13 juillet, Jean-Paul Marat est assassiné par la fédéraliste Charlotte Corday. Les frontières ont été franchies par les Espagnols au Sud-Ouest, les Piémontais au Sud-Est, les Prussiens, les Autrichiens et les Anglais au Nord et à l'Est. Pour conjurer ces périls et sous la pression des sans-culottes, les Montagnards prennent des mesures radicales.
La Convention vote en juillet 1793, une constitution très démocratique et décentralisée, ratifiée par référendum. La Constitution de l'an I cherche à établir une véritable souveraineté populaire grâce à des élections fréquentes au suffrage universel, le mandat impératif et la possibilité pour les citoyens d'intervenir dans le processus législatif. Mais cette Constitution ne sera jamais appliquée. Le 10 août 1793, la Convention décrète que l’application de la Constitution est suspendue jusqu’à la paix. Le principal organe de gouvernement issu de l'Assemblée est le Comité de salut public. Il a été crée en avril 1793 et a été dominé par Danton jusqu'à son élimination le 10 juillet. La Convention doit faire face aux sans-culottes parisiens les plus radicaux avec à leur tête, le journaliste Jacques-René Hébert, le fondateur du père Duchesne, un journal populaire aux propos extrémistes et parfois orduriers, et le chef du groupe des "enragés", l'ancien prêtre Jacques Roux. Les 4 et 5 septembre 1793, ils envahissent la Convention et obtiennent la levée d'une armée révolutionnaire chargée de réprimer la contre-révolution. la rétribution des sans-culottes qui siègent dans les sections. Suite à leur action, la Terreur est « mise à l'ordre du jour » le 5 septembre 1793.

la Convention vote toutes les lois que lui présente le Comité de salut public. La loi du 23 aout 1793 sur la levée en masse permet d'envoyer sous les drapeaux tous les jeunes gens célibataires. Les autres français doivent participer à l'effort de guerre en fournissant l'équipement militaire, en frottant les murs des caves pour y collecter le salpêtre indispensable à la fabrication de poudre. Toute l'économie de la Nation est tournée vers la guerre. Très vite une armée d'un million de combattants est mise sur pied.
Les Conventionnels ont été très marqués par les exécutions sommaires des massacres de septembre. Pour vaincre les ennemis de la Révolution et pour éviter un retour à la fureur populaire, ils organisent la Terreur légale. Ils votent en septembre 1793 la loi des suspects. Les sociétés populaires, contrôlées par les sans-culottes, reçoivent des pouvoirs de surveillance et de police.
Pour calmer le mécontentement du peuple urbain touché par les difficultés d'approvisionnement, le Comité de Salut Public met sur pied la terreur économique. Dès le 27 juillet, la Convention vote la peine de mort contre les accapareurs. En septembre, la loi sur le maximum des prix bloque les prix au niveau de ceux de 1790 augmentés de 30%. Enfin le cours forcé de l'assignat est instauré. Dès la fin de mois de septembre 1793, les premières victoires permettent de repousser les membres de la première coalition hors de frontières.
En Vendée, les troupes républicaines infligent une sévère défaite à l'armée catholique et royale à la bataille de Cholet. Une partie de l'armée vendéenne remonte vers le Nord pour tenter de prendre le port de Granville dans le Cotentin. Cette expédition connue sous le nom de Virée de Galerne se solde par un échec
Des bandes armées rurales continuent à sillonner tout l'Ouest de la France. On leur donne le nom de "chouans". La répression contre les Vendéens est terrible.
Le 5 octobre 1793, la Convention adopte le calendrier républicain. Les églises sont fermées. Les sans-culottes et les hébertistes développent le culte des martyrs de la Révolution. Le 10 novembre, la fête de la Raison est célébrée dans Notre Dame de Paris transformé en temple.
À l'initiative de Robespierre, un gouvernement d'exception est mis en place par le décret du 14 frimaire an II (4 décembre 1793). La Convention devient le « centre unique de l’impulsion du Gouvernement ». Elle assume en principe tous les pouvoirs. Pour éviter les actes arbitraires dans les provinces, les représentants du peuple voient leur pouvoir limité. Hostile à la politique de déchristianisation Robespierre fait voter une loi garantissant la liberté des cultes puis une autre reconnaissant l'immortalité de l'âme.
À Paris, le Comité de salut public s'emploie à limiter l'influence des sans-culottes sur la Convention. À la fin du mois de mars 1794, il parvient à éliminer l'aile gauche des Montagnards et fait exécuter les principaux chefs "enragés" : Hébert, Jacques Roux et Varlier. Début avril, c'est au tour de l'aile droite des Montagnards dirigée par Georges Jacques Danton d'être éliminée.
Alors que la Terreur se termine en province, elle s'accentue à Paris après le vote des lois de Prairial. Le tribunal révolutionnaire peut seul juger des crimes politiques. La définition d'ennemi de la révolution est élargie. Il n'y plus ni témoin, ni avocat. La loi de Prairial donne naissance à la Grande Terreur.
Au début de l'été 1794, l'effort de guerre consenti par la nation porte enfin ses fruits. La victoire de Fleurus, le 26 juin 1794 permet aux troupes françaises de reprendre la Belgique. Des vivres commencent à être réquisitionnées dans les régions occupées pour être envoyées en France.

Robespierre en luttant contre les factions s'est fait beaucoup d'ennemis. Il est devenu l'homme politique le plus influent. Son retrait temporaire de la scène politique permet la constitution d'un groupe d'opposants
Quand il se décide a réapparaître à la Convention, il brandit la menace d'une nouvelle épuration
Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il est accuse par l'Assemblée et arrêté. Une action de la commune de Paris le délivre contre son gré et l'emmène à l'Hôtel de Ville. La Convention qui envoie les troupes qui prennent d'assaut le bâtiment. Il est guillotiné le lendemain, le 28 juillet 1794, avec ses principaux partisans. Les conventionnels thermidoriens rappellent les députés girondins et mettent fin à la Terreur.

Image:Bouchot - Le general Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents.jpg

La nouvelle Constitution de l’an III est votée par la Convention le 29 messidor (17 août 1795) et ratifiée par plébiscite en septembre. Elle est effective à partir du 4 vendémiaire (26 septembre) de la même année et fonde le nouveau régime du Directoire.
Pour la première fois en France, le pouvoir législatif repose sur un parlement bicaméral : le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens. Le pouvoir exécutif est un directoire de 5 personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cents. Pendant toute la durée du Directoire, l'instabilité politique est incessante. Les impôts ne rentrent plus. L'assignat qui a perdu toute sa valeur est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial qui subit en un an le même sort que l'assignat. Incapable de faire face à l'énorme dette accumulée par la monarchie absolue et huit années de révolution, les assemblées se résignent à la banqueroute des "deux tiers". La France renonce à payer les deux tiers de sa dette publique. Pour paraître crédible aux yeux des créanciers, un nouvel impôt sur les portes et fenêtres est créé en 1798. Les gendarmes sont réquisitionnés pour recouvrer l'impôt.
Au printemps 1796, la France lance une grande offensive à travers l'Allemagne pour contraindre l'Autriche à la paix. Mais, c'est l'armée d'Italie commandée par le jeune général Napoléon Bonaparte qui crée la surprise en volant de victoire en victoire et en forçant l'Autriche à signer la paix par le traité de Campo Formio du 17 avril 1797. les victoires soulagent les finances du Directoire mais elles rendent le pouvoir de plus en plus dépendant de l'armée. Bonaparte devient l'arbitre des dissensions politiques intérieures. La multiplication des républiques sœurs inquiète les grandes puissances, Russie et Royaume-Uni en tête. Ils craignent la contagion révolutionnaire et une trop forte domination de la France sur l'Europe. Ces deux États sont à l'origine de la formation de la deuxième coalition en 1798. Le Directoire prend fin par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. Le Consulat est mis en place, un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir.

 

Publié dans la revolution

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