la 1er bataille de la marne

Publié le par nc

Dès la mobilisation, la réserve permanente d'automobiles à la Direction des transports du Camp retranché de Paris est mise en action. Les premières missions seront de ravitaillement : il fallait convoyer jusqu'au fort entourant Paris vivres et munitions. les ravitaillements prennent fin rapidement et dès le 2 septembre les réquisitions s'organisent discrètement afin d'augmenter le parc automobile.                                                                   Du 5 au 7 septembre, la bataille de la VI éme armée fait rage. On se bat au corps à corps les villages sont sans cesse pris et repris. Peu à peu, von Kluck se rend compte que ses avant-gardes sont trop au sud et que la VI éme armée risque de briser son avance, ce dernier fait contourner la Marne à certains de ses corps d'élites et à son artillerie lourde pour envelopper la VI éme armée sur la gauche et foncer sur Paris. C'est à ce moment crucial que va se dérouler l'épisode des « Taxis de la Marne ».                                                                

   Le 6 septembre, à 20 heures, le général Clergerie, chef d'État-major, demande de rassembler toutes les voitures Renault disponibles pour transporter les six milles hommes de la Brigade du général Félineau. A 22 heures les premiers taxis autos commencent à se rassembler sur l'Esplanade des Invalides, et un premier convoi de cent cinquante taxis roule vers la Villette, suivi de quatre cents autres qui s'engagent sur la route du Bourget,. Les embouteillages et les accidents sont nombreux.

  Dès le matin du 7 septembre, à Paris, on continue à réquisitionner les taxis.

.  Le 8 septembre est la quatrième journée de la bataille de l'Ourcq dont l'épicentre s'est déplacé vers le Nord, où tout naturellement la 7ème DI vient se situer entre la 61ème DI et la 14ème, entre Betz et Acy-en-Multien. Il faut noter l'équipée homérique de la 5ème Division de cavalerie qui porte le désordre dans l'État-major de von Kluck à la Ferté Millon,.

Dans la soirée du 8 au 9 septembre un nouveau convoi débarque le 315ème RI qui se place aussitôt au nord. Cependant, il se produit en plein milieu de la journée une action ennemie qui pourrait être fatale : la présence de six divisions allemandes contre trois françaises provoque une situation dramatique.

le 9 septembre, la 6e armée, battue, se replie derrière la Marne. Von Kluck va alors commettre l'erreur de la poursuivre en espérant achever son élimination. Mais son avance ouvre une brèche d'environ cinquante kilomètres avec la deuxième armée de Karl von Bülow, située sur sa droite. Profitant de cette ouverture, la cinquième armée française et le corps expéditionnaire britannique vont s'engouffrer et attaquer les deux armées allemandes sur leurs flancs exposés. Désorganisées par cette manœuvre, épuisée par leurs précédentes avances, légèrement inférieures en nombre, les deux armées allemandes vont être à leur tour contraintes au repli, jusqu'au 13 septembre. Le coup d'arrêt porté au deux plus puissantes armées allemandes, chargées de l'enveloppement des troupes alliées, marque l'échec de la manoeuvre Schlieffen.

selon les estimations les plus sûres ce furent environ deux milles trois cents taxis Renault  qui transportèrent plus de cinq milles hommes jusqu'au cœur de la bataille . ils touchèrent 27 % du tarif au compteur ».

 

 

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