François Mitterrand

Publié le par nc

François Mitterrand est né dans une famille catholique et conservatrice de province. Son père, Joseph, était agent d'une Compagnie de Chemins de fer, puis vinaigrier et Président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Il a trois frères et quatre sœurs.
De 1925 a 1934 il fait ses études secondaires au collège Saint-Paul d'Angoulême il va ensuite a  École libre des sciences politiques ou il obtient son diplôme en juillet 1937.
De 1934 a1935 : Il milite environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse des Croix de feu du colonel de La Rocque.
1937-1939 : Service militaire dans l'infanterie coloniale.
En septembre 1939 : À l'engagement de la France dans la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il termine ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent-chef.
Blessé par un éclat d'obus, il est fait prisonnier en Allemagne le 16 juin 1940. Il est alors l'un des 1 650 000 prisonniers de guerre. En décembre 1941, il s'évade.
Installé à Vichy en janvier 1942, il occupe un emploi contractuel d'abord à la Légion Française des Combattants puis en mai 1942, au commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatrié et aux familles de prisonniers de guerre dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, François Mitterrand, chef de service de l'Information du commissariat pour la zone sud, démissionne.

http://www.mosquee-lyon.org/IMG/photosHistorique/photos%20mosque/mitterand.gif

http://www.nonsolobiografie.it/personaggi/primopiano_francois_mitterand.jpg

Le 12 mars 1944, il est l'un des fondateurs d'un réseau de résistance mineur figurant cependant dans l'organigramme de la France combattante au côté de Combat et Libération-Sud.
Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.
Le 27 octobre 1944, il épouse Danielle Gouze.
En février 1946, François Mitterrand adhère à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), qu'il préside ensuite de 1953 à 1965.
Le 10 novembre 1946, François Mitterrand est élu député de la Nièvre à la tête d'une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste.
En 1947 François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivent, il détient plusieurs portefeuilles ministériels.
En 1950, René Pleven le nomme ministre de l'outre-mer. En 1952, il prend en charge le dossier tunisien dans le gouvernement d'Edgar Faure et esquisse un plan d'autonomie interne. Mais le gouvernement Faure est renversé six semaines seulement après sa formation.
Après la formation du gouvernement d'Antoine Pinay, François Mitterrand critique la participation systématique de l'UDSR aux gouvernements et demande un recentrage à gauche. En 1953, il devient ministre délégué au Conseil de l'Europe, mais démissionne rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie. À l'automne, il devient président de l'UDSR. En 1954, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Immédiatement, il s'intéresse aux questions algériennes.
Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l'Algérie française.
en novembre 1954, François Mitterrand annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l'agriculture et l'éducation, et il fusionne la police d'Alger avec celle de Paris pour empêcher l'utilisation de la torture. François Mitterrand assiste Pierre Mendès France dans les négociations qui aboutissent à l'autonomie de la Tunisie et du Maroc.

En 1956, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participe aux travaux du gouvernement, qui accorde l'indépendance à la Tunisie et au Maroc, l'autonomie à l'Afrique noire. Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refuse de participer à un gouvernement, à moins de le diriger. En septembre 1958, opposant déterminé à Charles de Gaulle, il appelle à voter non au référendum sur la Constitution, qui est néanmoins adoptée à une très large majorité, puis promulguée le 4 octobre 1958.
François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958.
En mars 1959, il est élu maire de Château-Chinon, et un mois plus tard sénateur de la Nièvre. Il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique.
En octobre 1959, a lieu l' « Attentat de l'Observatoire » qui mènera François Mitterrand à être inculpé pour outrage à magistrat. La loi d'amnistie de 1966 mettra fin à la procédure.

Le 25 novembre 1962, Mitterrand retrouve son siège de député de la Nièvre et abandonne celui de sénateur.
Lors du référendum de 1962, il appelle à voter contre l'élection du Président de la République au suffrage direct. Le oui l'emporte avec 62,25 % des suffrages exprimés.
En 1964, il devient président du conseil général de la Nièvre. Il prend la tête de la Convention des Institutions Républicaines.
En 1965, bien que représentant d'une petite formation politique (la CIR), il est le candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle. Son résultat est inespéré tout comme celui du candidat centriste Jean Lecanuet. François Mitterrand reçoit alors l'appui pour le second tour de toute la gauche mais aussi du centriste Jean Monnet, du conservateur modéré Paul Reynaud et d'une partie de l'extrême. Au soir du second tour, Mitterrand est battu avec le score de 45% des suffrages contre 55% au général de Gaulle.


Fort de ce résultat, il prend la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), qui regroupe la gauche non communiste. Aux élections législatives de mars 1967 l'ensemble des partis de gauche parvient à gagner 63 sièges, le parti communiste restant la principale force de gauche avec 22,5 % des suffrages.
Néanmoins, la coalition gouvernementale est reconduite avec une majorité réduite à un seul siège à l'Assemblée nationale
Le 28 mai 1968, il déclare : « il convient dès maintenant de constater la vacance du pouvoir et d'organiser la succession. » Cette déclaration fait suite à l'absence du général de Gaulle, parti consulter le général Massu en Allemagne. Il annonce qu'il est candidat à la présidence de la République, au cas où une élection anticipée aurait lieu. De Gaulle a en effet annoncé qu'il organiserait un référendum, et qu'il démissionnerait si le non l'emportait.
Le discours du 30 mai de De Gaulle réplique de façon sèche. Les élections législatives anticipées de juin 1968 se soldent par un raz de marée gaulliste  et une majorité à droite jamais vue depuis le Bloc national de 1919 alors que la gauche s'effondre de 194 à 91 députés. François Mitterrand parvient toutefois à sauver son siège de député.

L'image “http://www.cliosoft.fr/bio/mitterrand.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

En 1969, discrédité, Mitterrand ne peut se présenter à la présidence de la République : Guy Mollet refuse de lui accorder le soutien de la SFIO.
En juin 1971, lors du Congrès d'Épinay, la Convention des Institutions Républicaines fusionne du Parti socialiste (créé en 1969 en remplacement de la SFIO). François Mitterrand est élu Premier secrétaire du PS, avec l'appui de l'aile gauche du parti
En juin 1972, il signe le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste de Georges Marchais et le Mouvement des radicaux de gauche de Robert Fabre.
En mars 1973, aux élections législatives, le Parti socialiste obtient presque autant de voix que le Parti communiste au premier tour et davantage au second, mettant fin à une supériorité qui remontait à 1946. Le 2 avril 1974 est annoncée la mort de Georges Pompidou, président de la République en exercice.
Le 19 mai 1974, candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, François Mitterrand perd face à Valéry Giscard d'Estaing avec 49,2 % des voix au second tour. Aux élections cantonales de mars 1976 et aux élections municipales de mars 1977, le PS devance largement le PCF.
En septembre 1977 a lieu la rupture de l'Union de la gauche, les communistes mettant des conditions exorbitantes à l'actualisation du Programme commun.
Aux élections législatives de mars 1978, la gauche qui était majoritaire au premier tour est battue par la droite.
En janvier 1981, au congrès extraordinaire de Créteil, il est désigné comme candidat du PS et adopte les « 110 Propositions » comme programme.
Le 24 avril 1981, au premier tour des élections présidentielles, François Mitterrand talonne le président sortant avec 25,85 % des voix contre 28 % pour Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Chirac est troisième avec 18 % des suffrages.
Au soir du 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République avec 51,76 % des suffrages exprimés contre 48,24 % à Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Chirac déclare ne pouvoir voter, à titre personnel, que pour Valéry Giscard d'Estaing mais refuse de donner une consigne de vote.
Le 21 mai 1981, le septennat du nouveau président s'ouvre par une cérémonie au Panthéon. Puis il nomme son premier gouvernement dirigé par Pierre Mauroy.
Le lendemain, il dissout l'Assemblée nationale. Les élections qui suivent, les 14 et 21 juin 1981, lui donnent la majorité absolue au Parlement. De nombreuses réformes sociales sont alors adoptées. Sur le plan économique, le septennat est marqué par une vague de nationalisations et par une politique de maîtrise de l'inflation. Cette période se caractérise également par une augmentation significative du chômage et de la dette publique. En 1983, l'échec de cette politique se traduit par plusieurs dévaluations du Franc. Les électeurs trancheront vivement par la suite en sactionnant lourdement la majorité présidentielle.
Le septennat s'achève en 1988 sous la première cohabitation de la Ve République.

Bien qu'il sache, depuis novembre 1981, qu'il est atteint d'un cancer de la prostate, il annonce sa candidature pour un second septennat. L'information concernant ce cancer ne sera dévoilée que bien plus tard. Le 8 mai, François Mitterrand est réélu en emportant l'élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54 % des voix.

Il nomme Premier ministre Michel Rocard et dissout l'assemblée nationale. Le groupe socialiste et apparentés remportent alors une majorité relative, les communistes refusent une alliance gouvernementale. En mai 1991, il remplace Michel Rocard par Édith Cresson laquelle altère rapidement son image par des propos maladroits. Elle cède la place dix mois plus tard à Pierre Bérégovoy qui ne peut empêcher la droite de remporter très largement les élections législatives en 1993. Son dernier premier ministre est Édouard Balladur.
Le second septennat de François Mitterrand est marqué par l'instauration du RMI et de la CSG, les célébrations du bicentenaire de la Révolution, l'engagement dans la première guerre d'Irak, le référendum sur le traité de Maastricht mais aussi par les affaires politiques, la maladie du Président. En mai 1995, François Mitterrand achève son second septennat
Il meurt le 8 janvier 1996 de son cancer de la prostate.

L'image “http://membres.lycos.fr/vbonhushist/Images/chirac_Mitterrand.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Publié dans biographie

Commenter cet article