Jacques Chirac

Publié le par nc

Né le 29 novembre 1932 à paris, Jacques René Chirac est le fils d'Abel François Chirac, et de Marie-Louise Valette
Le jeune Jacques, enfant unique commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole en Corrèze, les poursuit à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l'Institut d'études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste. Il signe en 1950 l'Appel de Stockholm, contre l'armement nucléaire, d'inspiration communiste
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel le 17 octobre 1953.
À l'automne 1954, il est reçu à l'ENA, avant d'être classé huitième à l'École de la Cavalerie.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d'une famille de paysans.
Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d'Afrique. Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac n'est devenu gaulliste qu'en 1958, et qu'en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce qu'il faisait ».
Avec son mariage, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l'École nationale d'administration dans la promotion Vauban, dont il sort seizième en 1959
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'Institut d'études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.


Jacques Chirac et Saddam Hussein

En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel à l'opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français
Moins d'un mois plus tard le 8 mai 1967, Jacques Chirac est nommé secrétaire d'État à l'Emploi, dans le gouvernement Pompidou. L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi. Durant mai 1968, il joue un rôle capital lors des Accords de Grenelle. Aussitôt après mai 68, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances
En 1971 il devient ministre chargé des relations avec le Parlement, puis, le 5 juillet 1972, il est nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer
En mars 1974 il devient ministre de l'Intérieur. À la mort de Georges Pompidou
il choisit de soutenir Valéry Giscard d'Estaing contre le candidat gaulliste. Le 27 mai 1974, en raison de son rôle décisif dans son élection, Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre. Tous deux désirent gouverner le pays et possèdent un caractère très différent. De plus, Jacques Chirac se voit imposer par le président un grand nombre de ministres qu'il n'apprécie pas. Les réformes entreprises par Valéry Giscard d'Estaing surprennent puis agacent les gaullistes. Le 11 janvier 1976, le Président effectue un remaniement ministériel contre l'avis du Premier ministre, Jacques Chirac décide de démissionner de son poste, geste qu'il annonce le 25 août 1976.
Après avoir annoncé sa candidature au poste de Maire de Paris, il crée le Rassemblement pour la République et Jacques Chirac en devient le président. Le 20 mars 1977 il devient le premier maire de Paris depuis Jules Ferry. Le poste qu'il obtient, nouvellement créé, est très important : quinze milliards de francs de budget, 40 000 fonctionnaires.

En vue des élections présidentielles de 1981, Jacques Chirac fait du RPR une puissante machine politique. En 1979, il échoue aux élections européennes, sa liste ne recueillant que 16,3 % des voix, derrière les 27,6 % de Simone Veil, tête de liste de l'UDF.
Lors des élections présidentielles il obtient 18 % des voix au 1er tour, et se retrouve largement distancé par Valéry Giscard d'Estaing (28 %) et François Mitterrand (26 %), qui remporte le second tour
Jacques Chirac annonce que « personnellement » il votera pour le chef de l'UDF. Ses militants votent massivement pour le candidat de l'opposition. la permanence du RPR conseille de voter pour François Mitterrand entre les deux tours
Affaibli par le faible score du premier tour, le RPR ne remporte que 83 sièges aux élections législatives. En 1983, il est réélu en remportant la totalité des vingt arrondissements. En mars 1986, lors des élections législatives à la proportionnelle, l'union RPR-UDF obtient de justesse la majorité et Jacques Chirac, chef de la majorité, devient Premier ministre.

En 1988, Jacques Chirac se présente à l'élection présidentielle. Confronté à la remontée spectaculaire de François Mitterrand dans les sondages, il se lance dans une tournée dans toute la France pour expliquer sa politique. Au premier tour, il obtient seulement 19,9 % et est talonné à droite par Raymond Barre qui en attire 16,5 %, et se trouve largement distancé par François Mitterrand et ses 34,1 %. Au soir du second tour de l'élection le 8 mai 1988, Jacques Chirac subit une défaite cuisante en n'obtenant que 45,98 % des voix.
Son camp est démoralisé, et sa femme va jusqu'à affirmer : « les Français n'aiment pas mon mari ». De nouveau dans l'opposition, il reste maire de Paris, réélu triomphalement en 1989 et travaille à se maintenir en tête de l'opposition. Face aux grandes difficultés du gouvernement de gauche, il participe à la campagne législative de 1993 qui voit la victoire écrasante de la droite. il préfère rester en retrait et laisse Édouard Balladur devenir Premier ministre, formant ainsi la seconde cohabitation.


durant les election presidentiel de 1995, Jacques Chirac réussit à devancer Édouard Balladur au premier tour, avant de remporter le second face à Lionel Jospin, candidat des socialistes, avec 52,64 % des voix : il devient président de la République.
À son arrivée à l'Élysée, le 17 mai, il nomme Alain Juppé Premier ministre. Ce dernier met l'accent sur la lutte contre le déficit de l'État afin de respecter le pacte de stabilité de l'Union européenne et d'assurer l'arrivée de l'Euro.
Le 17 juillet 1995 à l'occasion du 53e anniversaire de la rafle du vélodrome d'hiver, Jacques Chirac reconnait « la faute collective » de la France et déclare : « ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'État français ».
La politique internationale de la France change subitement en Yougoslavie, où le Président ordonne des représailles suite au meurtre de soldats français, conjointes avec l'OTAN, qui met fin à la guerre civile. La France rejoint le commandement intégré de l'OTAN.
De plus en plus impopulaire, le gouvernement d'Alain Juppé doit affronter des grèves massives durant l'hiver 1995-1996, dues à la réforme des retraites du privé et au gel du salaire des fonctionnaires. il risque une dissolution de l'Assemblée nationale le 21 avril 1997. Les élections qui suivent voient la victoire de la gauche plurielle, menée par Lionel Jospin. Jacques Chirac nomme ce dernier Premier ministre.
Le Président et le Premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens
C'est à cette époque qu'éclatent les affaires politico-financières au sujet du RPR et de la mairie de Paris .Jacques Chirac était alors le président du RPR. Il était également maire de Paris lors des faits de l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement. À l'initiative d'un député socialiste, trente députés déposent une motion demandant la traduction de Jacques Chirac devant la Haute cour. La motion est rejetée. le Conseil constitutionnel, présidé alors par Roland Dumas, confirme au président son immunité telle qu'elle est définie dans la constitution.
Le 24 septembre 2000 la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans est adoptée par un référendum marqué par une abstention record.
S'appuyant sur la jeune garde des députés RPR, il favorise la formation progressive d'un nouveau parti qui doit voir la fusion du RPR, de l'UDF et de Démocratie Libérale : l'Union pour une majorité présidentielle. Les futurs éléments de ce nouveau parti (que l'UDF, dirigée par François Bayrou, refuse de rejoindre) développent les thèmes de la sécurité et de la baisse des impôts.

Après un début de campagne moyen, Jacques Chirac prend du poil de la bête suite aux erreurs de Lionel Jospin. ce dernier est battu dès le premier tour. Jacques Chirac, arrivé en tête avec 19,88 %  se voit opposé à Jean-Marie Le Pen. il décide de refuser de débattre avec son adversaire et il est élu avec un score sans commune mesure : 82,21 %.
il nomme un membre de Démocratie libérale, Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre, lequel gouverne par ordonnances pendant quelques semaines : l'UMP, alors créée, remporte largement les élections législatives suivantes, et obtient la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, avec 365 des sièges. Jacques Chirac peut à nouveau s'appuyer sur cette majorité parlementaire. Il s'appuie aussi sur un groupe de députés UDF réduit à 30 membres, et nomme un seul ministre de ce parti, Gilles de Robien, député-maire d'Amiens.
La situation internationale, marquée par l'attentat du 11 septembre, voit l'intensification de la politique étrangère du président des États-Unis, George W. Bush, avec qui Jacques Chirac s'entend mal. Épaulé par son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, il obtient que les États-Unis passent par l'ONU avant toute intervention. Profitant d'un large consensus national sur la question. Lors du défilé militaire du 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, un jeune militant d'extrême-droite, tente d'assassiner Jacques Chirac.
Au lendemain d'une défaite massive aux élections cantonales et régionales de 2004 il nomme Nicolas Sarkozy ministre d'État, ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie. Face aux ambitions présidentielles affichées par Nicolas Sarkozy, il le met en demeure, lors de son allocution du 14 juillet 2004, de choisir entre son fauteuil et le poste de président de l'UMP. En novembre, Nicolas Sarkozy est élu président du parti et quitte son ministère
Pour impliquer les Français dans la Constitution européenne, Jacques Chirac décide qu'un référendum sera organisé pour la ratification de celle-ci, à organiser au plus vite afin de remporter le scrutin. Le 29 mai 2005, après une campagne marquée par l'implication personnelle du président, le « non » l'emporte avec 54,87 % des voix. Le surlendemain, Jean-Pierre Raffarin démissionne ; Jacques Chirac annonce son remplacement par un duo formé par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy : l'un comme Premier ministre, l'autre comme ministre d'État, rejoignant le ministère de l'Intérieur. Le 2 septembre 2005, il est hospitalisé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, pour un accident vasculaire cérébral  ayant entraîné un léger trouble de la vision qui disparaît en quelques jours

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À partir de la fin du mois d'octobre 2005, suite à la mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois électrocutés en se réfugiant dans un transformateur EDF
les actes de violence se multiplient les nuits suivantes, se propageant dans de nombreuses banlieues en France. Le 8 novembre, Jacques Chirac décrète en Conseil des ministres l'état d'urgence
En visite le 19 janvier 2006 à l'Île Longue, base opérationnelle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français, Jacques Chirac y réaffirme les principes de la politique de dissuasion nucléaire française
Dominique de Villepin décide, au début de l'année 2006, de lancer baptisé Contrat première embauche (CPE). La mobilisation syndicale et étudiante contre ce projet en particulier finit par prendre des proportions très importantes, et le Premier ministre est mis en difficulté. Jacques Chirac annonce la promulgation de la loi qui contenait le CPE mais demande de ne pas appliquer cette mesure en attendant une nouvelle loi sur le sujet, le 10 avril, le Premier ministre annonce le remplacement rapide du CPE par une autre loi.
L'affaire Clearstream 2 vient ensuite bousculer l'emploi du temps du gouvernement. Dominique de Villepin, mais aussi Jacques Chirac, sont soupçonnés par la presse d'avoir commandité des enquêtes confidentielles sur des hommes politiques français, entre lesquels Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement et Alain Madelin. Nicolas Sarkozy porte plainte contre X en janvier 2006 pour « dénonciation calomnieuse », rapidement rejoint par une série d'autres personnalités françaises.

Lors de ses vœux du 31 décembre 2006, Jacques Chirac annonce la décision du gouvernement de Dominique de Villepin de mettre en place un droit au logement opposable dans les toutes prochaines semaines.

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