Vincent Auriol

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Vincent Auriol, né le 27 août 1884 à Revel, licencié en droit en 1905, puis docteur, il exerce la profession d'avocat à Toulouse, milite à la SFIO dès sa fondation et crée en 1908 un quotidien, Le Midi socialiste. Député de Muret de 1914 à 1940, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928. De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés.

Ministre des finances pendant le gouvernement du Front populaire, hostile aux accords de Munich, il est l'un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940.
En septembre de cette année, le gouvernement de Vichy le fait arrêter. Vincent Auriol est d'abord incarcéré à Pellevoisin puis à Vals-les-Bains et entretient une correspondance avec Léon Blum, où il se montre tout à fait optimiste sur la victoire des démocraties face au nazisme et au fascisme. Il est libéré pour raisons de santé et placé en résidence surveillée août 1941. En 1942, il passe à la clandestinité et entre dans la Résistance. Il écrit Hier et demain, qui sera publié en 1944 à Alger. En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion. L'année suivante, il est président de la Commission des finances de l'Assemblée consultative d'Alger.
En 1945 il est nommé ministre d'État par de Gaulle, puis il assure son intérim en tant que chef du Gouvernement provisoire. En 1946, Vincent Auriol devient président de la première, puis de la seconde Assemblée constituante. L'année suivante, il devient le premier président de la Quatrième République.
En désaccord avec Guy Mollet, il quitte la SFIO en 1958 et profite de son statut d'ancien président et de leader historique du socialisme français pour collecter des fonds auprès des partis membres de l'Internationale socialiste au profit du nouveau PSA.
En 1959, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais il cesse de se rendre aux réunions dès 1960
Vincent Auriol revient le 6 novembre 1962 pour voter sur la constitutionnalité de la loi référendaire modifiant le mode d'élection du président de la République.
Vincent Auriol meurt le 1er janvier 1966

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