Robespierre

Publié le par nc

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Fils d‘un avocat au Conseil Supérieur d'Artois. Né à Arras le 6 mai 1758, il était l’aîné d’une famille de vieille bourgeoisie : il avait un frère et deux sœurs. Il perdit très tôt sa mère, à l'âge de six ans en juillet 1764. Son père le délaissa, alors, puis établi veuf en Bavière, il mourut à Munich le 6 novembre 1777. Les 4 orphelins furent recueillis et élevés par leur famille maternelle à Arras, leurs grands-parents et des tantes. Cela marqua une jeunesse solitaire et travailleuse.
Maximilien de Robespierre resta célibataire. il ne s’afficha avec aucune femme. De 1791 jusqu’à sa mort, il séjourna chez un menuisier de la rue Saint-Honoré, qui tenta sans succès de le fiancer à l’une de ses filles.
Il fit de brillantes études au collège Louis-le-Grand où il eut pour condisciples Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron. De retour à Arras, il est nommé par l'évèque, Monseigneur de Conzié, juge au Tribunal Episcopal, fonction qu'il quitte rapidement pour ne pas avoir à prononcer de peine de mort. Il exerça donc la fonction d’avocat au Conseil Supérieur d'Artois, comme son père et son grand-père.

Imprégné des idées idéalistes des philosophes du XVIIIe siècle, notamment de Rousseau, il participa à la vie politique dans sa province, notamment en tant que membre de l'Académie d'Arras, où il est élu en 1783, puis à Paris comme député du Tiers état pour l’Artois aux États généraux de Versailles en 1789, ensuite à l’Assemblée constituante où il fut l’un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits. Il y prononça un discours pour l’abolition de la peine de mort, resté célèbre.
Membre du club des Jacobins, il en était le principal animateur, partisan d’une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie absolue de droit divin.
Il participa à l’élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu’à la première constitution française en 1791. On lui donne le surnom d’Incorruptible, tant ses convictions et son mode de vie austère incitaient au respect.
Il dénonça l’entrée en guerre de la France contre l'Autriche, décision qu’il jugeait imprudente, faisant ainsi le jeu de Louis XVI. Pour lui, le développement militaire des Girondins deviendrait une force contre-révolutionnaire. Pour défendre sa position, il commença l'édition du journal Le Défenseur de la Constitution. Il ne devint républicain qu’en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris, peu après la prise des Tuileries lors de la journée du 10 août.
Devenu en effet membre de la Commune de Paris, il commença à jouer un rôle politique de premier plan. Il est à l’origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège sur les bancs des Montagnards. Il combattit violemment les Girondins, favorables à la guerre. Par la suite il contribua à leur éviction après la trahison de Charles-François Dumouriez.
Entré au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l’âme de la « dictature jacobine », imposant un régime de terreur, dont les mesures d’exception étaient jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l’intérieur, insurrection en Vendée, comme à l’extérieur, guerre contre les pays européens coalisés. Il instaura un régime fondé à la fois sur la vertu et la terreur.
Après l’élimination des ultras (Hébert), jugés « démagogiques », puis des Indulgents (groupés autour de Danton), Robespierre tenta d’imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituée de petits propriétaires libres et égaux en droit, lui donnant un couronnement spirituel avec l’institution du Culte de l'Être suprême
Souvent malade et absent des réunions du Comité de salut public, Robespierre inquiéta ses collègues de la Convention, aussi bien les plus radicaux comme Fouché et Barras que ceux du Marais, après l’instauration de la Grande Terreur jugée inutile après l’éclatante victoire de Fleurus, le 26 juin 1794.

Le 9 Thermidor an II, Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention et est invectivé de toutes parts quand un certain Louchet demande le décret d’accusation contre lui. La proposition est votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie de Saint-Just et de Couthon. Toutefois aucune prison n'accepte d'enfermer les prisonniers qui se retrouvent libres à l'Hôtel de Ville de Paris. La Commune de Paris fait sonner le tocsin et s'apprête à l'insurrection mais Robespierre tergiverse à donner l'ordre du soulèvement. Affolés, les députés votent la mise hors-la-loi de celui-ci. La nuit avançant et l'ordre d'insurrection ne venant pas, les rangs de la Commune finissent par se clairsemer et, vers deux heures du matin, une troupe dirigée par Barras fait irruption dans l'Hôtel de Ville sans rencontrer beaucoup de résistance.
Lors de cette arrestation mouvementée, Le Bas se suicide et Augustin de Robespierre saute par la fenêtre et se brise la jambe. Maximilien, lui, est gravement blessé à la mâchoire
Le lendemain après-midi, les prisonniers sont conduits au Tribunal révolutionnaire il est guillotiné l'après-midi même du 10 thermidor, sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just et Couthon. Les vingt-deux têtes sont placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charrette. On jettera le tout dans une fosse commune du cimetière des Errancis.

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