la bataille de l'yser

Publié le par nc

Exerçant une prérogative constitutionnelle, le roi des Belges prend personnellement le commandement des armées. Tenant bon à Anvers, il gêne l'offensive de la Marne mais les Allemands veulent gagner la mer à tout prix et Albert Ier se voit en danger d'encerclement. Il décide alors d'évacuer la ville et pousse les troupes vers l'ouest avec l'idée d'utiliser un fleuve côtier, l'Yser, qui servira de défense.
Le 18, le maréchal sir John French ordonne au corps expéditionnaire britannique d'avancer sur Menin, en Belgique, et sur Lille, en France, dans la première phase de la bataille de l'Yser.

Ce mouvement est anticipé par les Allemands qui avaient entamé une lente avancée quelques jours auparavant dans l'intention de capturer les ports sur la Manche, utilisés par les Britanniques. Le général Erich von Falkenhayn commandant l'armée impériale avait dépêché des renforts massifs sur le front de Belgique.
Dans leur secteur, les Britanniques, avec l'aide des Français, arrivent à résister à l'attaque allemande, mais à un terrible prix. Les forces belges se battent sur leur secteur avec l'énergie du désespoir pour contenir l'avancée allemande qui pilonne Anvers. Très occupés dans les autres secteurs, les français ont du mal à trouver des troupes de renfort pour aider les belges. Ils expédient d'urgence une division territoriale et surtout une brigade de fusiliers marins nouvellement constituée et commandée par l'Amiral Ronarc'h. Après l'évacuation d'Anvers, les restes de l'armée belge se replient jusqu'à Gand où les attendent les renforts français. Gand ne pouvant tenir, ils effectuent ensemble un deuxième repli stratégique jusqu'à l'Yser où ils mettent la ville renforcée de Dixmude au centre du dispositif. Sur cette ligne renforcée ils arrêtent l'avance de l'armée allemande en lui infligeant des fortes pertes.
L'éclusier Henri Geeraerts suggère à l'état-major un moyen d'inonder la plaine pour stopper définitivement l'avancée de l'armée allemande. Il s'agit d'ouvrir des vannes des écluses à marée montante et de les refermer à marée descendante. Du fait du déséquilibre des effectifs en présence, constatant que la ligne de défense ne pourra tenir indéfiniment, le roi Albert de Belgique approuve l'opération qui est menée par le général Dossin.

 
L'ingénieuse proposition de l'éclusier a permis à l'armée franco-belge de s'établir solidement sur la rive occidentale du fleuve et de stopper l'avance de l'adversaire vers un objectif de grande valeur stratégique : Dunkerque. À l'exception de deux offensives sur Tervaete rapidement repoussées les 22, 23 et 24 octobre 1914, la ligne de l'Yser restera infranchissable pour l'armée allemande jusqu'à la fin des hostilités en 1918.


Publié dans 14-18

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