aeroport roissy charle de gaulle

Publié le par nc

Constatant une croissance rapide du transport aérien de passager, les pouvoirs publics ont entrepris dès 1962 d'identifier de vastes terrains suffisamment éloignés de l'agglomération et susceptibles d'accueillir de nouvelles infrastructures aéroportuaires devant la saturation annoncée de l'Aéroport d'Orly et de l'Aéroport du Bourget. Le choix se porta en 1966 sur une large zone à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris. Cette zone offrait de multiples avantages : les destructions à prévoir étaient très limitées et elle permettait de réaliser des extensions une fois arrivé à saturation. Une cinquième piste transversale a ainsi été intégrée dans le plan de masse de Roissy-CDG dès la fin des années 60. La construction s'acheva en 1974, après dix ans de travaux.
L'architecture est fortement inspirée des années 1970 pour les terminaux 1 et 2, elle reprend un style moderne et novateur pour l'époque.

La première aérogare est bâtie comme une sorte de pieuvre. Elle est constituée d'un élément central circulaire autour duquel sont disposés des satellites qui accueillent les avions.

 Les passagers rentrent dans le bâtiment central par des bretelles d'accès automobiles qui desservent les différents étages. Le bâtiment comporte principalement 5 étages. Les départs se font au niveau inférieur. Les arrivées  au niveau supérieur. Le niveau intermédiaire est consacré aux formalités douanières d'exportation et permet l'accès aux "satellites", qui sont les terminaux d'embarquement proprement dit. Le 1er étage est principalement constitué de commerces. Enfin le cinquième étage et les suivants sont des parkings ou des étages réservés aux administrations

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Le passage entre les 2e, 3e et 4e étages se font grâce à un enchevêtrement de tapis roulants disposés au centre du bâtiment. Ces tapis passent par dessus une cour et sont donc à ciel ouvert. Chaque tapis est recouvert d'un tube transparent permettant l'isolation du tapis entre l'intérieur et l'extérieur du bâtiment. Ces tapis roulants ont souvent été utilisés par le cinéma.L'image “http://www.paul-andreu.com/images_nb/001b.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Le troisième étage permet l'accès aux 7 satellites. La place du 8e est en fait prise par les bretelles d'accès automobiles. Ces satellites sont accessibles par un long tunnel au bout duquel on retrouve une dizaine de portes d'embarquement. Chacun de ces tunnels représente donc un tentacule de la pieuvre. Ils sont longs et entourés d'un tube de béton. Le tapis roulant est constitué de deux pentes pour former une vallée. Ce creux permet en fait de faire passer le tunnel sous le tarmac, et laisse donc la place pour les avions autour du satellite.
La conception originale du bâtiment ne permet pas de ménager une grande zone de transit. Il n'y a pas de grand hall au sein du bâtiment, contrairement à d'autres conceptions d'aéroports plus classiques, ce qui rend son exploitation plus compliquée lors de vols en correspondance. Ajoutons que de nombreux visiteurs ont été déroutés et déçus de ne pouvoir apercevoir les avions....Néanmoins, des travaux sont en cours de réalisation et permettront peut-être de pallier ce problème.

Également dessinée par Paul Andreu, la seconde aérogare est inaugurée en 1982 il adopte la philosophie des aérogares modulables. La construction du hall 2D (1989), du 2C (1993) de la première péninsule du 2F accompagnent le développement de son principal exploitant : Air France

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Une partie de la jetée d'embarquement du terminal 2E, plus récent des terminaux de l'aérogare, s'est effondrée le 23 mai 2004 à 7:00, à peu près un an après sa mise en service en faisant 4 morts et 3 blessés. Son audace architecturale fut alors l'objet d'une polémique. Principalement constitué de verre, il repose sur des piliers de béton, et est composé d'une armature métallique.http://skiros.free.fr/tourisme/transport/cdg2.gif
Actuellement seul une partie de l'aérogare 2E est ouverte . Une salle d'embarquement temporaire a été construite au nord du terminal 2F afin d'accueillir une partie des passagers enregistrant au 2E . La jetée d'embarquement endommagée doit être entièrement détruite et reconstruite.
L'aérogare 2 est donc actuellement composé de 6 terminaux ou modules (A,C,E disposés au sud et B,D,F disposés au nord séparé par une voie rapide et des parkings) et d'un satellite d'embarquement (alpha) relié au terminal A par une passerelle. Entre les terminaux C, D, d'un côté et E, F de l'autre, il y a la Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV.

Actuellement un nouveau satellite d'embarquement appelé S3 est en construction à l'ouest de l'ensemble, ce satellite disposé perpendiculairement aux terminaux actuels sera consacré en priorité à la correspondance rapide entre avions court-moyen courrier et long courrier, il permettra en particulier l'embarquement simultanée de 6 A380. Il sera relié au terminal F par un bâtiment administratif dans lequel une série de tapis roulant permettra l'acheminement des passagers et au terminal E par un système de navettes automatiques. L'enregistrement ou la sortie des passagers qui ne seront pas en correspondance se fera par le terminal F pour l'Espace Schengen et E pour les vols internationaux.
Les travaux de terrassement du terminal G viennent également de commencer , ce terminal qui sera situé encore plus à l'ouest sera dédié aux compagnies régionales françaises
Un autre satellite (S4) est également en projet sur le même modèle que le S3, il sera situé entre le satellite S3 et le terminal G.

 Anciennement dénommée T9, la troisième aérogare porte le nom de Terminal 3. Construit comme une sorte de hangar, il est destiné à accueillir les vols charters et les compagnies low-cost. Elle est constituée d'un grand hangar en tôle percé de salles d'embarquement. On peut rejoindre ce terminal depuis la sortie du RER "Charles de Gaulle 1" directement à pied via un passage prévu à cet effet

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Publié dans le 20 eme siecle

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